Liturgie et sacrements

La liturgie et les sacrements sont le cœur de la vie de l’Église.

Ils sont la proclamation de la foi des chrétiens en un Dieu, Père, Fils et Esprit ; unique et Trinité.

Ils sont l’actualisation efficace du salut de l’Humanité, par la mort et la résurrection de Jésus, Fils de Dieu fait Homme, et l’action de l’Esprit Saint, selon la Volonté du Père.

Ils sont les signes et la figuration de la gloire des enfants de Dieu et de tout le créé, grâce à l’ascension du Christ retourné en Homme et en Dieu dans le sein trinitaire.

Ils sont le lieu où les croyants font Église, sous l’action de l’Esprit Saint, dans le don du Christ -son corps et tout son être-, pour la louange de gloire du Père. Sans cette rencontre communautaire et personnelle de Dieu, il n’y a pas d’Église.

Ils sont le lieu où l’Église se reçoit sans cesse de Dieu et se donne chaque jour à Lui.

Ils sont le lieu où Dieu lui livre sa Mission. Ainsi, en se nourrissant de la liturgie empreinte de la Parole de Dieu et en recevant la force des sacrements, les chrétiens reçoivent leur envoi en mission.

Chaque parole, chaque geste, a une signification dans la liturgie et les sacrements.

Chacun a une place précise. Car le déroulement, les signes, les paroles, expriment la pédagogie de l’Esprit Saint et de l’Église pour faire entrer les chrétiens chaque fois plus profondément dans le mystère de la foi. Cette transmission vivante de textes élaborés au cours des siècles oblige à un dépouillement de soi-même, à l’attitude d’humilité de ceux qui reçoivent ou qui servent. Aussi, on ne fait pas n’importe quoi en liturgie, pas plus qu’on ne dit n’importe quoi. Tout doit être fondé théologiquement et être dans la tradition de l’Église.

Formations

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    Quant au mot latin « sacramentum » qui a donné « sacrement » en français, il est attribué à Tertullien qui, aux environs de 200, dans l’actuel Maghreb, a adopté ce terme de préférence à « mystèrion ». Ce mot « mystère » venait des liturgies grecques. Signifiant quelque chose qui est inaccessible à l’Homme,  un culte secret et occulte, c’est-à-dire l’inverse du sens du sacrement chrétien, pouvaient mettre la confusion dans l’esprit des chrétiens nouveaux convertis. Sacramentum, se rapportant à un engagement solennel et public de deux partis, correspond bien à une des caractéristiques essentielles des sacrements, dans l’Église.

    Dès 50 après Jésus-Christ, la Didaké (ou Doctrine des Apôtres) rapporte comment les chrétiens priaient seuls ou ensemble, essentiellement par le Notre Père et l’ébauche de ce qui constituera un Canon eucharistique, encore appelé rite de la « fraction du pain ». La Didaké nomme aussi les presbytres (prêtres) et les épiscopes (évêques), décrit succinctement leurs institutions et leur rôles. Mais, dès le IVème siècle, les Constitutions apostoliques font une compilation de tous les us liturgiques et sacramentels, aussi bien de l’Orient que de l’Occident. Nous avons là des textes et une structure de la liturgie sur lesquels l’Église vit encore aujourd’hui.