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Sacrement des malades

À la suite du Christ qui, pendant sa vie terrestre a guéri, réconforté, pardonné… l’Église rend présente cette action.

Le sacrement des malades est un sacrement de guérison, qui apporte réconfort, paix et courage ; il aide à vivre l’épreuve de la maladie dans la foi. Il peut être reçu à l’église, à domicile, ou sur le lieu de l’hospitalisation, sur demande, lorsque la personne a toute sa conscience. C’est un signe de la tendresse du Christ pour les personnes affaiblies par la maladie, par la souffrance ou par l’âge.

Comment recevoir l’onction des malades ?

La personne malade ou la personne âgée peut recevoir le sacrement des malades de deux façons :

  • soit au cours d’une célébration communautaire, lors d’un pèlerinage ou dans sa paroisse ;
  • soit seul ou entouré de ses proches, chez lui ou à l’hôpital.

Le chrétien reçoit le sacrement des malades par une onction d’huile, faite par un prêtre, sur le front et sur les mains, suivie d’une prière d’intercession avec la possibilité de recevoir la communion.

Appelé autrefois « Extrême Onction » car presque exclusivement donné à l’article de la mort, il faut rappeler que l’onction des malades est un sacrement pour les vivants afin de les soutenir dans l’épreuve de la maladie ou de la souffrance.

Ce sacrement, même s’il ne supprime pas la souffrance, apporte « une grâce de réconfort, de paix et de courage pour vaincre les difficultés propres à l’état de maladie grave, ou à la fragilité de la vieillesse. Cette grâce est un don du Saint Esprit qui renouvelle la confiance et la foi en Dieu et fortifie contre les tentations du malin, tentation de découragement et d’angoisse de la mort » (Catéchisme de l’Église Catholique n° 1520).

Si vous souhaitez recevoir ce sacrement vous pouvez contacter : 

 

Jésus, proche des malades

Les Écritures montrent que le Seigneur Jésus s’est toujours intéressé aux malades, il les a souvent visités et même guéris. La lecture des Évangiles permet de constater que Jésus ne veut pas que les malades soient tenus à l’écart. Par exemple, Jésus ne fuit pas les lépreux, pourtant, dans le judaïsme, entrer en contact avec un lépreux rendait impur. Jésus, lui, les laisse approcher, souvent même, il répond à leurs demandes et les guérit. Cela manifeste clairement que le Seigneur est proche de ceux qui souffrent. Il est avec ceux qui passent par l’épreuve de la maladie. En outre, il est clair que Jésus, dans sa passion a tenu à devenir solidaire de l’homme souffrant. Il n’a jamais été solidaire du péché, il est l’innocent par excellence. Il n’a jamais péché, parce qu’il est Dieu, mais il a voulu être proche de tous ceux qui souffrent et même passer par la souffrance. L’épître aux Hébreux dit magnifiquement : « du fait que le Christ a lui-même souffert, il est capable de venir en aide à ceux qui sont éprouvés » (He 2, 18).

Le sacrement des malades exprime cette aide aux membres du corps du Christ, aux membres de son Église, c’est-à-dire aux baptisés, qui passent par l’épreuve de la maladie.

Mon expérience en tant que prêtre, m’a fait le témoin de guérisons reçues après la réception de ce sacrement. Si le Seigneur ne donne pas la guérison physique, combien de guérisons psychologiques et spirituelles sont données, combien de personnes atteintes de maladies graves, qui peut-être va les conduire à la mort, ne vivent plus du tout leur maladie de la même façon après avoir reçu ce sacrement. Grâce à ce sacrement, l’espérance leur est rendue et elle est fortifiée. Ils sont capables de vivre, soit la guérison soit la maladie, avec le Christ. Ils deviennent capables d’offrir cette étape douloureuse de leur existence, comme le Christ a offert sa vie pour le salut du monde.

Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les presbytres de l’Église et qu’ils prient sur lui après l’avoir oint d’huile au nom du Seigneur. (Jc 5, 13-14)

L’épître de Jacques, qui est un texte extrêmement ancien, témoigne de l’usage d’appeler le prêtre lorsqu’un membre de la communauté chrétienne est malade, pour qu’il lui fasse une onction d’huile « au nom du Seigneur » de telle sorte que le Seigneur « le relève » et « s’il a commis des péchés, ils lui seront remis » (Jc 5, 13-15).

Lors du rite de l’onction, le célébrant conclut par une formule de ce type : « Désormais la force de Dieu agit dans votre faiblesse ». Non seulement le Christ apporte le réconfort, mais aussi il partage ce que subit le malade. Il s’ensuit que ce dernier peut alors s’associer librement à la passion et à la mort du Christ « pour son bien et celui de toute l’Église » (CEC n° 1532).

Ces réflexions peuvent aider à comprendre l’importance de ce sacrement qui unit le malade au Christ d’une manière spéciale ; lui procurant soit la guérison, soit la capacité d’être sanctifié par cette union et de participer à la sanctification du monde.

Extraits de catéchèse de Mgr Jean Legrez sur les sacrements (octobre 2015)