Le Christ glorieux, dit « Christ de la Parousie »

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À la verticale de l’autel du grand chœur, au centre de l’abside, le Christ de la Parousie trône au centre d’un champ d’azur. Revêtu d’une robe rouge et d’un manteau bleu, il bénit de la main droite.

Il est compris dans une mandorle à fond doré, rayonnante et bordée d’une rangée de douze séraphins pourvus chacun de quatre ailes entrecroisées.

Au-devant des séraphins, voltige une douzaine d’anges : certains jouent de la viole ou du tambourin, la plupart sont en adoration.

Plus loin, à droite et à gauche, on voit d’autres séraphins, au nombre de dix-huit, groupés trois par trois. Le tout est encadré par quatre figures -un homme, un bœuf, un lion et un aigle-, symboles des évangélistes, reprise de la vision de saint Jean dans le livre de l’Apocalypse (4, 6-10).

parousie 2La Parousie évoque la venue du Christ parmi les hommes, inaugurant les temps messianiques et son avènement glorieux à la fin des temps.

Aussi le Christ est-il représenté enseignant : sa main droite est levée, en signe d’autorité et de bénédiction ; sur le genou gauche, il tient le livre des évangiles ouvert sur ces mots : « EGO / SVM / LVX / MVN//DI ET / VIA / VERI/TAS : moi, je suis la lumière du monde et la voie, la vérité ».

Ainsi s’exprime Jésus dans l’évangile de Jean : «  Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » (8, 12 ; cf.12, 46 « Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres »)

Toutes les représentations de la voûte s’articulent autour du Christ lumière du monde : ceux qui sont de l’ancienne Alliance et n’ont reçu qu’une partie de la révélation (patriarches, prophètes, justes …) sont des silhouettes grises sur fond bleu et se trouvent dans la partie centrale de la voûte.

Sur les côtés de la voûte, éclairés par les ouvertures des vitraux, sont disposés ceux qui sont éclairés directement par le Christ : les apôtres, le cortège des saintes et des saints, sainte Cécile…. Aussi portent-ils des vêtements colorés. Entre les arabesques des triangles de la voûte, les anges se joignent aux élus pour chanter la louange de Dieu.

« Jésus de Nazareth, Dieu l’a choisi comme Juge des vivants et des morts ». Telle est l’affirmation de Pierre dans l’extrait du livre des Actes des Apôtres (10, 34-43) :

Quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole :

« Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les débuts en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu l’a consacré par l’Esprit Saint et rempli de sa force. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du démon. Car Dieu était avec lui.

Et nous, les Apôtres, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l’ont fait mourir en le pendant au bois du supplice.

Et voici que Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se montrer non pas à tout le peuple, mais seulement aux témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Il nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que Dieu l’a choisi comme Juge des vivants et des morts.

C’est à lui que tous les prophètes rendent ce témoignage : « Tout homme qui croit en lui reçoit par lui le pardon de ses péchés » ».

Textes liturgiques : Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés