Fête de St Théodoric Balat : « offrir sa vie pour multiplier la vie »

Le 9 juillet 2019, en la petite église de Saint-Martin du Taur, les paroissiens étaient au rendez-vous pour honorer Saint Théodoric Balat qui naquit dans le village en 1858 et y célébra sa première messe le 13 août 1884 avant de partir pour la Chine douze jours plus tard.

Le portrait du Saint franciscain attire le regard.

Son nom chinois était « Te – Chen – Fou » : « Père Vertu ». Jusqu’au jour de son arrestation début juillet 1900 et de son martyre avec ses compagnons le 9 juillet sous l’accusation d’avoir perverti le peuple, il se dépensa sans compter dans son ministère.

Le P. Dominique Cousin a présidé la célébration, reliant le parcours de vie de Théodoric au projet choisi par la Paroisse qui porte désormais son nom: « planter partout l’amour dans le monde ».

Sous « le regard « de Théodoric et de Thérèse de Lisieux, patronne des missions, les chants s’élèvent, accompagnés par la guitare de Bruno.

« Devenir disciples-missionnaires, c’est vivre et témoigner de l’amour du Christ par la fraternité. »

Commentant l’évangile du grain de blé tombé en terre, le P. Dominique indiquait:

« Vivre, c’est se détacher de ce monde, c’est-à-dire se rendre libre pour suivre le Christ : être des Vivants, remplis de l’Esprit Saint et, avec Lui, entrer en communion de vie avec les autres. »

 « Nous sommes missionnaires quand nous aimons nos frères, quels qu’ils soient, à la manière de Jésus, gratuitement, sans rien attendre en retour, parce qu’ils sont hommes, frères de la même humanité. Être missionnaire, c’est faire corps avec le Christ, naître, vivre, mourir, ressusciter avec Lui et tous nos frères, tous ses frères les hommes. »

« Le grain de blé tombé en terre, s’il meurt, porte beaucoup de fruit ! Ce grain offre tout son être et se multiplie. L’homme qui offre sa vie, multiplie la vie, il multiplie la relation, il multiplie les ouvertures vers plus de vie, vers plus de joie. »

« En désirant et en cherchant à être toujours davantage disciples-missionnaires, vivons dans la confiance en révélant notre foi par notre manière d’être et, quand c’est le moment, aussi par la parole. »

Le P. Jean-Claude Ferret, curé de la Paroisse St-Théodoric Balat, concélèbre.

Rose-Line C., Service Mission universelle

 

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Cf. Benoît XVI:

« Dans le pain et dans son devenir, les hommes ont découvert comme une attente de la nature, comme une promesse de la nature que cela devait exister: le Dieu qui meurt et qui, de cette façon, nous conduit à la vie. Ce qui, dans les mythes, était une attente et qui, dans le grain de blé lui-même, est caché comme signe de l’espérance de la création, cela a réellement eu lieu dans le Christ. À travers sa souffrance et sa mort choisies, Il est devenu pain pour nous tous, et, à travers cela, une espérance vivante et digne de foi […] Les voies qu’il parcourt avec nous et à travers lesquelles il nous conduit à la vie sont des chemins d’espérance. » (15 juin 2006)