Entrer dans une relation interculturelle

Tel  était l’objectif de la Formation diocésaine organisée les 16 et 23 novembre 2017 par le Service de la Mission Universelle de l’Église.

Marie-Claude Lutrand, sociologue, enseignante à l’Institut catholique de Toulouse et formatrice pour les travailleurs sociaux, a animé cette session sur deux jours.

 

Nous avons perçu combien ce qu’elle nous proposait était aussi fortement lié à son expérience et connecté à un engagement vital.

 

  • Dans le monde actuel, à travers les médias, dans notre rapport à la politique, au temps…, le principe d’interdépendance vient toujours plus en évidence ; et l’on agit « local » mais en devant penser « global ». Un autre principe s’impose : celui d’incertitude ; jusqu’ici on idéalisait le progrès, maintenant le principe de précaution s’instaure peu à peu en tout domaine.

 

Interdépendance, incertitude… Un troisième principe doit désormais émerger et s’amplifier : celui d’interculturalité ! Nous constatons tous que notre société, nos lieux de vie et de travail, nos familles deviennent de plus en plus multiculturels.

 

Le multiculturel est un état de fait ; par contre, la relation interculturelle est une manière d’être au monde, elle est pleinement reliée au développement humain intégral dont parle le Pape François, elle est le fruit d’une éducation à l’altérité.

 

  • Nous avons vécu cette formation comme un laboratoire.

Il s’est agi de commencer à percevoir l’impact de la culture sur les manières de vivre, de penser et d’agir, afin de mieux comprendre nos interlocuteurs appartenant à d’autres cultures.

 

Passer de la confrontation vis-à-vis de l’autre différent, à l’expérience positive de l’altérité… Passer de la réaction à la relation… Passer du multiculturel à l’interculturel… Un chantier où nous avons avancé à travers des échanges, des mises en scène de faits vécus et réinterrogés, etc.

 

Choc culturel : certes ! Mais avançons… « Entre toi et moi, l’important c’est le ‘et’ », a pu écrire Martin Buber.

 

Ne figeons rien, ni personne. « La vérité, c’est comme le baobab. Il faut être plusieurs pour en faire le tour » (proverbe africain). Ce chemin de formation a inscrit en chacun de nous une plus grande conscience de notre propre cadre de référence, un regard plus ouvert, un engagement plus affirmé et plus serein dans une dynamique de rencontre de chaque prochain.

 

  • Combien la réalité de notre humanité où, pour le chrétien, chaque personne est créée par amour, m’est-elle revenue dans le cœur durant cette formation !

Combien la demande de l’Esprit Saint pour nous vivifier et nous rendre davantage disciples du Christ, artisans de Sa paix, acteurs de l’Alliance, s’est-elle renforcée, à mon avis, en chaque participant…

 

Rose-Line C.

 

A noter : Interview de Marie-Claude Lutrand sur RCF Pays Tarnais lundi 4 décembre à 11h30, avec rediffusion mardi 5 décembre à 18h30 et dimanche 10 décembre à 9h30