Diocèse de Tamatave, écho de la messe chrismale – Diocèse d’Albi, initiatives

  • Diocèse de Tamatave, écho de la messe chrismale :

Carte du diocèse de Tamatave ou Toamasina

Elle a été célébrée le 21 mars 2018 en l’église Notre-Dame de l’Assomption à Mahanoro. Cette ville est située à 9 km au nord de l’embouchure du Mangoro et sert de port à l’essentiel de la circulation des marchandises entre Tamatave et le Sud Est de Madagascar.

En cette année pastorale dont le thème est « Foi et mission », Mgr Désiré s’est adressé spécialement aux prêtres et diacres.

Dans son homélie, il a souligné l’importance de la cohésion et de la communion autour de l’évêque; sans cela, il est vain de propager la foi car la division est un contre-témoignage de l’évangélisation. La messe chrismale, raconte le diacre Tantely Odilon, a été cette année « précédée par une série de réunions à travers laquelle les prêtres travaillant dans le diocèse prouvent leur communion avec l’évêque, en faisant un partage d’expériences pastorales, et des échanges vis-à-vis de leur situation propre dans les districts, paroisses ou aumôneries.

Dans son discours d’ouverture la veille, l’archevêque a insisté sur le fait que, dans l’accomplissement de l’immense effort d’évangélisation, la communion est la principale voie menant à la réussite.
Malgré le tempérament divers de chacun, il est primordial de se comprendre réciproquement, de se pardonner et surtout de reconnaître ses erreurs et de se demander pardon.
Chacun ne peut pas travailler tout seul, mais il lui faut toujours collaborer et avec ses confrères et avec les laïcs.
Avec le contexte actuel que traverse le pays, en l’occurrence la prolifération de l’injustice et la corruption, il faut que tous soient solidaires, il faut que tous collaborent et travaillent ensemble pour éradiquer ces fléaux qui entraînent la destruction totale de notre pays.

Vie à Madagascar (Archives MUE 81)

C’était aussi une occasion pour l’archevêque de mettre au point les grands projets du diocèse à savoir la mise en place des pylônes pour la Radio Catholique Masôva afin qu’elle couvre l’étendue du diocèse, la construction d’un hôpital, d’une église à Botanique (Tamatave), d’un presbytère à Ampasimadinika, des bâtiments destinés à l’autofinancement du diocèse, sans oublier la relocalisation du centre catéchétique St-Vincent de Paul vers Antsiramandroso dès cette année.

La rencontre entre les prêtres était aussi une grande occasion de discuter sur les divers sujets brûlants touchant la vie de l’Église dans le diocèse et même au niveau national, à savoir les nombreux litiges fonciers, la béatification de Lucien Botovasoa, la JMJ-Mada IX à Mahajanga et la formation permanente des prêtres qui aura lieu du 22 au 28 juillet et du 18 au 22 octobre.

Les chrétiens du district de Mahanoro ont été très contents car c’est la première fois qu’ils voyaient tant de prêtres (1 évêque, 54 prêtres et 3 diacres) célébrer ensemble la messe chez eux et surtout la messe chrismale à laquelle ils n’ont jamais eu l’occasion d’assister.

L’évènement a été clôturé par un repas familial et fraternel. »

  • Diocèse d’Albi, initiatives :

Dans le Tarn, l’appel à aider les habitants du diocèse de Tamatave après le cyclone catastrophique de janvier a été relayé dans plusieurs secteurs, en particulier lors de la messe des Cendres.

Ce fut aussi l’un des sujets évoqués le 1er mars lors de la rencontre du Comité de jumelage tarnais; celui-ci a eu la joie d’accueillir en ses rangs un couple de Castres.

Tout soutien financier pour aider aux reconstructions et trouver comment pallier à la pénurie vivrière peut être envoyé à l’Association diocésaine (chèque à l’ordre de « ADA – Pour Tamatave »). Deux cyclones de moindre ampleur viennent encore de toucher cette région début et mi- mars.

L’association Enfants-Tana-Maza poursuit ses actions de prière, sensibilisation et partage en communion avec les communautés des Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus présentes à Madagascar.
Le 10 mars, par exemple, un concert a été organisé au profit des enfants des rues de Tananarive à Albi en l’église Saint-Salvy avec Jean Pradelles, le Chœur liturgique Ste-Cécile d’Albi, l’organiste Catherine Barthe, et les Chœurs de l’Autan de Valence d’Albi.

Le secteur pastoral d’Albi Ste-Madeleine a entrepris tout au long du carême de mieux connaître Madagascar.
Il a ainsi invité l’association Tarn-Madagascar, fondée par un descendant de la famille de Mgr Pierre Dalmond, à venir parler de l’Île et des voyages et actions entrepris.
Pour commencer à connaître le diocèse de Tamatave, l’Équipe d’Animation Pastorale a demandé au Comité de jumelage une rubrique hebdomadaire -pour le feuillet paroissial- permettant de découvrir la vie du pays et de ce diocèse.

Le CCFD-Terre solidaire a été amené lui aussi à présenter ce qui se vit à Madagascar; les participants ont ainsi découvert combien cette île immense est riche, mais totalement pillée par une minorité et par des investisseurs étrangers.
Les terres sont accaparées pour des cultures intensives ou des projets miniers, la population est honteusement exploitée comme main-d’œuvre -les enfants en particulier-.
Les membres albigeois du CCFD ont fait prendre conscience que nos modes de vie ‘alimentent’ ce saccage : le nickel, anti oxydant, est incontournable dans nos ustensiles de cuisine; l’ilménite est présent dans nos peintures, nos papiers, les moteurs de nos avions ; le graffite est l’un des composants de nos crayons et de nos constructions, etc.
Les actions de plaidoyer et les projets mis en place par les habitants avec le soutien des membres du CCFD-Terre solidaire sont ainsi de plus en plus nécessaires; ce sont des actions de justice vitales qu’il faudrait multiplier !

CCFD ou comment visualiser le partage inégalitaire des richesses avec du pain !