Décès du Père Raoul REGIS

Monseigneur Jean LEGREZ, archevêque d’Albi,
Monseigneur Robert Le GALL,
les prêtres, les diacres du diocèse d’Albi et ses proches
font part du décès le 26 juin 2017 à Toulouse de

L’Abbé Raoul RÉGIS

Ils vous invitent à partager leur foi en la Résurrection, et leur espérance en la Vie éternelle, en participant ou en vous unissant

  • à la messe qui sera célébrée le jeudi 29 juin à 11 h 00
    en la chapelle des Petites Soeurs des Pauvres de Toulouse

    (130 Avenue Jean Rieux, 31500 Toulouse)
  • à la messe qui sera célébrée le vendredi 30 juin à 9 h
    en l’église Notre-Dame du Bourg de Rabastens,
    avant l’inhumation.

 

 

P. Raoul Regis

            L’abbé Raoul Régis est né à Rabastens le 28 mars 1930, issu d’une famille pauvre : son père était alors employé agricole. Il a vécu près du lac des Auzerals les premières années de sa vie. Ayant hérité de la foi venue de sa mère, à 12 ans, il voulut entrer au petit séminaire, désir qui s’est cependant heurté au refus de ses parents, motivé par diverses raisons. Après avoir travaillé pendant 6 mois dans l’hôtellerie, au Pré-Vert à Rabastens, puis à Toulouse, et après deux ans de maladie, il rentre finalement au séminaire dit des « vocations tardives » près de Bordeaux. Il avait alors 22 ans. En 1956, il poursuit sa formation vers le sacerdoce au grand séminaire d’Albi. Il reçut l’ordination presbytérale ici même, en cette église Notre-Dame-du-Bourg, le 30 juin 1961, il y a 56 ans, jour pour jour.

            Après avoir été surveillant pendant deux ans au petit séminaire de Valence, la maladie le rejoint et l’amène jusqu’en Cerdagne, où, après un temps de repos, et avec l’accord de l’archevêque d’Albi, il assurera pendant une dizaine d’années un ministère d’aumônier auprès du centre de rééducation fonctionnelle et respiratoire, tout en assumant une charge de curé de paroisse. Ce fut pour lui le début d’un service ininterrompu auprès des malades et des pauvres. De 1975 à 1988, on lui demande d’être aumônier de l’hôpital Purpan à Toulouse, et de nouveaux soucis de santé le conduisent alors à prendre l’aumônerie de la maison de retraire des Petites Sœurs des Pauvres à Toulouse, appelée « Ma Maison », avec un service auprès de la clinique de Saint-Orens et l’accompagnement du groupe toulousain de Lourdes-Cancer-Espérance. Il avait cessé depuis quelques années la mission de responsable de l’aumônerie, tout en restant résidant au service de « Ma Maison ».

            Raoul était un homme et un prêtre profondément estimé, aimé, d’une douceur et d’une humilité qui n’avaient d’égales que sa foi profonde et son amour de l’Église et de tous, particulièrement les malades et les pauvres. Certains ont pu dire de lui : « c’était un saint » ! De tout cela, disait-il lui-même, il n’en retirait aucun mérite : « Dieu seul a tout conduit et tout fait ». Bien que n’ayant que très peu exercé son ministère dans le diocèse d’Albi, il est toujours resté très attaché à sa terre tarnaise, et en particulier rabastinoise. Permettez-moi ici une brève anecdote personnelle : il y a trois ans exactement, je présidais ici-même pour la première fois l’eucharistie, au lendemain de mon ordination presbytérale. Raoul ne cessait de me dire sa joie d’y participer, au 53ème anniversaire de sa propre ordination dans cette église. C’était pour lui, comme pour moi, tout un symbole.

            Pour terminer, je voudrais lui laisser la parole, à partir de son testament spirituel. Voici ce qu’il a écrit : « Au terme de ma vie, comment ne pas demeurer, à l’exemple de sainte Jeanne Jugan, la fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres, dans l’action de grâce et de dire, comme elle : “Dieu soit béni ; merci mon Dieu ; gloire à Dieu !” (…) Après l’action de grâce, sachant combien j’ai été peu parfait dans mes différents ministères et dans mes relations, j’implore le pardon de Dieu et sa miséricorde pour tous mes manquements à votre égard. Je prie Marie, la mère de Jésus, la mère de miséricorde, pour qu’elle m’introduise auprès de son Fils, lui, le bon Pasteur, venu sauver les pécheurs, moi le premier ».

            Raoul, nous t’accompagnons en ce jour de ton passage, jour que tu as tant préparé, certains que tu as pu entendre de la part de celui que tu contemples désormais : « Serviteur bon et fidèle, (…) entre dans la joie de ton seigneur » (Mt 25, 21).

Abbé Gaël Raucoules