Accueillir ceux qui sont tenus à l’écart à cause de la maladie, du vieillissement ou du handicap

« ‘Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement’ (Matthieu 10, 8). Ce sont les mots prononcés par Jésus au moment d’envoyer les Apôtres proclamer l’Évangile, afin que son Royaume s’étende à travers des gestes d’amour gratuit » affirmait le pape à l’occasion de la Journée Mondiale du Malade en 2019. Et de fait, partout où l’Église est présente, la mission est à l’œuvre ! Traditionnellement, l’Église s’est mise au service des malades, des handicapés de toutes formes, par l’engagement de chrétiens généreux et par certaines de ses institutions. Elle a toujours exprimé ainsi de façon privilégiée sa vocation au service de l’Homme, de l’Homme blessé, de l’Homme souffrant, libéré en Jésus-Christ.

Le mot santé doit être d’abord accueilli comme un bien-être que chacun a la responsabilité de conserver. Ce sens large permet de rejoindre, dans un soin fraternel, toutes les personnes dont la santé est altérée, que ce soit de façon physique, psychique, sociale ou relationnelle. Nous croyons en Dieu qui a pris chair et s’est fait homme : un tel acte de foi implique une détermination personnelle, mais aussi collective, en faveur de la santé (choix de vie saine, engagements communs en matière de prévention, organisation sociale…). C’est l’humanité même qui est en question dans un monde qui privilégie jeunesse, bonne santé, efficacité et réussite, qui refuse les limites et la finitude…

La Pastorale de la Santé est un service organisé qui participe à la mission de l’Église, avec la conviction que « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres, de ceux qui souffrent, sont aussi les joies, les espoirs, les peines et les angoisses des disciples du Christ, et [qu’]il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur » (Gaudium et Spes). Dans notre diocèse, près de 200 personnes sont envoyées afin d’être une présence d’Église discrète mais visible auprès des personnes malades ou âgées, de leurs familles et proches ainsi que du personnel soignant ; en respectant une démarche éthique empreinte de bienveillance et de respect pour chaque personne rencontrée, sans attitude de prosélytisme ni ingérence dans le domaine médical ou administratif.

La sécularisation et le contexte actuel appellent les membres de la Pastorale de la Santé à témoigner de la dimension sacrée de l’ensemble de la personne humaine, face à la technicité croissante d’une médecine de plus en plus spécialisée et parfois déshumanisée. Mais c’est aussi à l’ensemble de la communauté chrétienne qu’incombe d’accueillir avec chaleur et respect ceux qui sont tenus à l’écart à cause de la maladie, du vieillissement ou du handicap ; d’être témoins de la joie, de l’espérance et de la charité que nous insuffle le Christ par son Esprit Saint pour accompagner un temps ces personnes qui sont le plus éprouvées !

 

Caroline Mouysset,
Déléguée Diocésaine à la Pastorale de la Santé

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