Début de la communauté des Sœurs bleues en Corse
Sr Eliane Claire et sr Marie Sabine, de la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de l’immaculée Conception de Castres fondée par Sainte Émilie de Villeneuve, nous partagent les premiers jours de la fondation de leur communauté en Corse.
- Message du 10 octobre 2024 : Fondation de la Communauté de Ghisonaccia le 8 octobre
Départ en mission :
« L’histoire de la Congrégation nous rappelle que Notre Bonne Mère, Supérieure générale de la Congrégation, accompagnait les premières missionnaires avec Mère Hélène Delmas, Assistante, jusqu’au port de Brest en 1847.
L’histoire continue, autrement et tellement semblable dans l’esprit et la démarche !
Semblable dans l’accompagnement fraternel et dans le souci de répondre à l’appel de la mission.
Aujourd’hui, c’est Sœur Justina Munoz, Supérieure Provinciale, et son Assistante, Sœur Ivete Bernardes, qui accompagnent les deux premières sœurs : Eliane Claire Kenguele et Marie Sabine Fauquenois qui fondent la première communauté en Corse à Ghisonaccia.
En 1847 les sœurs sont parties de Castres en diligence tirée par un cheval jusqu’au port de Brest et ont dû attendre les caprices du vent pour embarquer sur « l’Infatigable » et partir vers le continent africain.
En 2024, le 7 octobre, sous la protection de Notre-Dame du Rosaire, nous partons aussi de Castres mais en allant beaucoup plus vite avec deux voitures en direction de Toulon pour prendre le Ferry, le « Corsica ».
Le voyage dure le temps d’une nuit pour arriver sur la terre corse à Bastia et partir ensuite vers Ghisonaccia.
Arrivées à Ghisonaccia :
Peu de temps après notre arrivée à la maison, une catéchiste vient nous saluer avec un bon petit déjeuner que nous prenons ensemble,

Le père Élie, togolais d’origine, prêtre de la paroisse, nouvellement arrivé après le décès du père Adalbert, vient faire connaissance avec la communauté tant attendue.
Un peu plus tard le père Léon Marie, prêtre du même doyenné, lui aussi togolais, que nous avions déjà rencontré lors de notre séjour en mars dernier, est venu nous saluer.
Enfin c’est Jean, le diacre, qui vient se présenter.
Le lendemain matin nous avons l’heureuse surprise de la visite du Doyen, le père Vincent, polonais.
Il évoque quelques projets pastoraux en attendant de rencontrer le vicaire épiscopal.
L’air très heureux, il nous dit : « Vous êtes des sœurs qui souriez » !!!
C’est aussi la surprise de retrouver Luc Bronzi, laïc très engagé dans la pastorale des jeunes, toujours prêt à nous rendre service.
Il nous invite avec le père Élie pour le déjeuner à son restaurant situé à l’étang d’Urbino (7 km de Ghisonaccia).
Un vrai régal de poissons et fruits de mer ; et le cadre magnifique nous fait contempler les merveilles de la création.
Nous voyons cette invitation comme un petit moment de bonheur qui vient soulager les journées trop occupées par le nettoyage de la maison.
En effet, dès notre entrée, nous nous sommes mises à l’œuvre.
Il n’y a pas de temps à perdre, nous nous retroussons les manches ; et au travail !
Dans une organisation spontanée, chacune sait déjà à quoi elle va s’employer.
Tout est à explorer et nettoyer.
Bref, on transpire, en plus il fait chaud ou il y a trop de vent : on s’adapte !
Ce jeudi 10, le père Élie vient introduire le Saint Sacrement à l’oratoire par une messe qui sera désormais instaurée une fois par mois avec les paroissiens.
Nous apprécions cette initiative.
- Message du 15 octobre :
« Nous serons appelé(e)s à combler les vides humains et spirituels de notre société par la bonté, la compassion et l’amour. C’est un défi permanent. Dans ce désert, notre vocation sera féconde ». (Mgr Bustillo)
Premiers contacts à l’évêché :
Le vendredi 11, nous avions rendez-vous avec le Cardinal François Bustillo et le Vicaire général, le père Frédéric Constant, pour traiter les affaires administratives.

En arrivant sur le parking de l’évêché, une jeune dame, informée de notre visite, se présente comme étant de la radio RCF !
Elle nous donne un rendez-vous.
Dès notre arrivée, un café nous est proposé.
Assez vite Mgr Bustillo nous reçoit dans son bureau en précisant que nous pouvons nous déplacer avec nos tasses à la main, ce qui nous fait toucher du doigt sa grande simplicité… !
Après ce premier entretien, nous faisons le tour des différents bureaux avec lesquels nous aurons des liens puisqu’il s’agit de toute l’administration du diocèse.
Tout est très bien structuré entre le chargé de l’immobilier, de la communication, des finances, etc., sans oublier de nous montrer la chapelle et même la chambre réservée aux évêques de passage !
L’accueil est vraiment simple et fraternel.
Puis c’est l’heure de passer dans le studio de RCF.
Là, le temps d’une causerie de 35 minutes, sur les raisons de notre présence dans le diocèse, l’histoire de la Congrégation, le témoignage sur la foi et celui de notre vocation.
Nous partageons ensuite le repas avec le vicaire général et un autre prêtre de passage.
Nous avons également salué Angélique, la maîtresse de maison, originaire du Burkina Faso, qui nous a concocté un très bon repas.
Cette prise de contact avec l’évêché d’Ajaccio nous a fait vivre de bons moments.
Le lendemain, nous poursuivons les aménagements déjà bien avancés de la maison, mais le temps presse car nos « accompagnatrices » souhaitent nous laisser dans une maison habitable. Avant leur départ, nous nous accordons un temps de détente au bord de la mer en faisant une bonne marche.
Là, nous avons prié pour le père Adalbert qui est décédé à cet endroit en juillet.
Au retour, voyant le père Élie sur son balcon, spontanément nous l’invitons à venir partager le souper avec nous.
Messe d’accueil dans la communauté paroissiale :
Le dimanche à 15h30, la messe d’accueil est présidée par le cardinal Bustillo dans l’église saint-Michel Archange de Ghisonaccia.
Avant de commencer la célébration, il s’avance devant l’autel et nous invite à le rejoindre.
Nous voilà face à l’assemblée.
Il demande à Justi de présenter chacune de nous.
Au cours de son homélie à partir des textes du jour, il précise à la communauté paroissiale qu’elle a la mission de nous accompagner et de nous aider.
Il met aussi l’accent sur le sens de notre présence, celui d’être, avant le faire, précisant que la Congrégation a son propre charisme qu’il faut vivre et respecter.
Pour la bénédiction finale, il nous demande d’avancer jusqu’à l’autel en nous disant « Avancez en eau profonde » …
Ensuite un verre de l’amitié nous a rassemblés sur le parvis du presbytère où nous avons pu échanger spontanément avec les uns et les autres sous un beau ciel bleu.
Dernières heures avant le départ de sr Justi et sr Ivete :
Le soir vers 19h, le diacre Jean et le père Élie nous invitent dans un restaurant tenu par une catéchiste que nous avions connue en mars.
Cette soirée est la dernière avec nos sœurs Justi et Ivete.
Le lundi matin 14 octobre est encore occupé par de petits détails à améliorer mais surtout nous sentons le départ… fixé vers 15h car elles veulent, avant d’embarquer pour 20 h, faire une visite fraternelle aux sœurs clarétaines à Bastia [Ces sœurs étaient précédemment à Ghisonaccia.]
Le départ est un temps d’émotion et, comme pour l’atténuer, nous faisons un selfie !

Encore merci à Justi et Ivete, ainsi qu’à tous pour l’accompagnement fraternel dans la prière.
Nous vous confions cette mission de la Province d’Europe.
En union profonde sous le regard d’Émilie.
Vos sœurs Éliane Claire et Marie Sabine »





