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Les dispensaires malgaches des Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus

Sœur Virginie, Provinciale de Madagascar, donne des nouvelles des 4 dispensaires créés par les Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus.

« Trois dispensaires se trouvent dans le diocèse d’Antsiranana, situé au nord de la grande île :

  • Le dispensaire Notre-Dame à Andapa qui a été ouvert en 1962.

Deux sœurs y travaillent, une infirmière et une technicienne en laboratoire ainsi que 4 laïcs.
Y sont assurées les consultations externes et les analyses.

Il y a une vingtaine de malades par jour, surtout des enfants.
Comme beaucoup d’entre eux souffrent de malnutrition, les sœurs leur donnent du lait avec de la poudre banane et de la poudre Moringa.

Le dispensaire achète les médicaments et assure la fabrication de sirops contre la toux avec les feuilles d’eucalyptus et de pommades à base de graisse de bœuf.

Ce petit dispensaire réussit à équilibrer son budget financier et les sœurs reçoivent un salaire mensuel.
Elles souhaiteraient avoir un médecin spécialiste des enfants et pouvoir lutter davantage contre la malnutrition.

 

  • Le dispensaire Rose Giet à Antanimbaribe, ouvert en 2016, se situe dans ce quartier de la commune d’Ambalamanasy II (district d’Andapa).

Au début, nous avons travaillé pendant une année dans une case prêtée, à 3 km de la maison des sœurs.
La sœur infirmière allait dans les villages voisins en taxi-moto, mais elle a dû arrêter à cause du mauvais état des routes.

L’infirmière ne soigne pas seulement les patients, elle éduque les parents en même temps à prendre en main leur santé, à éviter la malnutrition, à prendre des mesures d’hygiène.

En 2017 nous avons construit dans la propriété de la communauté une petite case provisoire comme dispensaire.
Maintenant, l’infirmière y travaille tous les jours ; elle assure toutes les activités curatives, préventives et éducatives, les jours ouvrables et même le week-end quand des malades se présentent.
Elle fabrique les sirops et les pommades dermiques.

Le nombre de patients est très variable ; il augmente en période d’épidémie et selon les saisons.

 

Ce sont surtout des nourrissons, des enfants et des personnes âgées.

Souhait : bâtir un dispensaire en dur et avoir plus de matériels.
Projet : Avoir une clinique mobile, pour aller à la rencontre des malades dans les villages environnants.

 

  • Dispensaire du Sacré Cœur à Antsoha – La Fouquette

En 2014, sœur Rosalie, infirmière, utilise une pièce de la maison pour ouvrir le dispensaire dans ce village.
En 2019, nous avons reçu un don et nous avons pu construire le dispensaire qui est soutenu par l’Association ARES.

 

La plupart des patients, adultes et enfants, viennent de loin et à pied ; il n’y a pas d’heure fixe pour les accueillir.
Ils arrivent aussi de Vohémar et d’Ampanefena à 35 km, de Sambava à 110 km, d’Andapa à 215 km.

Actuellement sœur Germaine, sage-femme, et sœur Bénédicte travaillent dans ce dispensaire.

 

Chaque année, une doctoresse française passe à Antsoha et les malades viennent nombreux en consultation.

Le dispensaire arrive à acheter les médicaments, à payer les salaires et le fonctionnement.
Les maladies que les sœurs soignent le plus souvent sont le paludisme, les dermatoses, la malnutrition, la toux et les diarrhées.

 

Le 4ème dispensaire se trouve dans le Diocèse d’Antananarivo, la capitale :

  • C’est le dispensaire Saint Ignace de Loyola, ouvert en 1990 à Soamanandrariny, pour soigner tous les malades qui viennent, surtout les pauvres qui ne peuvent pas acheter les médicaments.

L’infirmière d’état est seule à travailler dans ce centre de soin.
Nous demandons une participation financière aux malades qui peuvent participer.

 

De temps en temps, des femmes enceintes demandent si nous faisons les échographies.

A cause de la crise actuelle, les malades viennent moins se faire soigner : leur nombre diminue beaucoup (337 patients durant l’année 2022-2023).

Depuis juin 2023, la paroisse de Soamanandrariny a ouvert un centre social pour recevoir les malades les mercredi après-midi et samedi matin.
De nombreux pauvres viennent et disent qu’ils n’ont pas assez d’argent ; on leur demande ce qu’ils peuvent donner.

En 2019, le dispensaire a reçu un don de l’Association espagnole Manos.
Nous avons construit un bâtiment avec deux étages : au rez-de-chaussée on accueille les patients et il y a la pharmacie.

 

Au premier étage, il y a le stock de médicaments et une chambre ; au deuxième étage, deux chambres, une buanderie et des toilettes.
Mais il y a un gros problème : l’eau n’arrive pas jusqu’ à l’étage, le 2ème étage est donc inutilisé.
Ce bâtiment pose donc question… »

Sœur Virginie remercie les bienfaiteurs qui soutiennent ces œuvres et tout particulièrement, les Tarnais de l’Association Enfants-Tana-Maza :
« Grâce à vous, nous pouvons aider les plus pauvres. 
Que le Seigneur vous bénisse et vous rende le centuple de ce que vous avez donné. »