A la rencontre de Radio Masôva, radio diocésaine de Tamatave

En ce 24 janvier 2019, où l’Église fête saint François de Sales patron des journalistes, allons à Madagascar, à la rencontre de l’équipe de la radio du diocèse de Tamatave, Radio Masôva !

Le P. Adoré Lebamisaina est depuis près de deux ans le directeur et le rédacteur en chef de Radio Masôva.  Rentrant après des études pour doctorat en théologie dogmatique, il avait été surpris par sa nomination à la radio.

Peu à peu, il a perçu l’importance de cette mission, et il assure maintenant avec enthousiasme: « Ma mission est ici ! J’aime cette mission ! »

« Masôva, nous explique-t-il, signifie dans le dialecte local ‘le soleil’, qui brille et qui, dans la croyance malgache, vient de l’est pour illuminer tout le pays.
Notre radio existe depuis 8 ans. L’équipe est maintenant composée de 7 personnes et de 13 bénévoles qui fournissent un apport régulier.

P. Adoré (au centre)
Deux représentants du diocèse d'Albi avec des membres de l'équipe Radio Masôva

Dans notre diocèse, la radio est vraiment très importante .

Ce bénévole est conteur et musicien

Comme Tamatave a un climat assez tropical, plusieurs lieux sont inaccessibles, surtout en période de pluie. De plus, notre diocèse a près de 350 km de long.

Donc on ne peut pas aller partout, tandis que la radio peut arriver dans chaque foyer. C’est vraiment le moyen pour diffuser la Bonne Nouvelle et faire avancer la pastorale. De ce point de vue, par la radio on peut en quelque sorte faire le travail de plusieurs prêtres en même temps !

C’est pourquoi Mgr Désiré, notre cardinal, insiste souvent pour que la radio soit media de proximité et arrive jusque dans les endroits les plus enclavés.  Elle est vraiment nécessaire !

Mgr Désiré cherche tous les moyens pour que la radio arrive jusqu’aux extrémités de tout le diocèse et pour cette raison, il s’investit lui-même dès qu’il le peut pour faire des émissions, et même des animations pastorales et éducatives.

Le cardinal bénit les fondations pour un pylône-relais de la radio dans la région de Brickaville

Comme vous le savez, nous avons des difficultés, surtout durant la période des cyclones de décembre à février.

Le cyclone Ava l’an dernier avait été particulièrement catastrophique : l’antenne est tombée, la maison a été détruite, tous les ordinateurs ont été abimés… Heureusement, avec le peu que nous avons, nous avons pu agir et faire fonctionner à nouveau la radio au bout de 10 jours.

Le problème récurrent aussi, c’est l’électricité. Au cours d’une journée, il peut y avoir 5 coupures : c’est vraiment dommageable. Nous aurions besoin pour y remédier de panneaux solaires, mais leur coût est très élevé..

Bâtiment ...
... et antenne réparés

Ici, la radio est très écoutée, à Tamatave comme en brousse !

Et, depuis un an, nous constatons que les auditeurs sont de plus en plus nombreux, surtout lors de la diffusion des émissions pastorales et éducatives, sur lesquelles on travaille beaucoup et qui forment 80% de notre production. Nous sommes écoutés par toutes les couches de la société.

A Tamatave, existe une douzaine de stations radio, mais grâce à Dieu, c’est la radio catholique Masôva qui est la plus écoutée. »

Le P. Adoré Lebamisaina est heureux que son diocèse soit jumelé avec un diocèse qui possède une radio, RCF Pays Tarnais.

« Nous allons approfondir les liens d’échanges et d’aide réciproque.

Notre mission commune est à l’image de ce que désirait Mgr Henri de Solages : que Jésus soit connu !

Je souhaite vraiment une collaboration entre nos deux radios, et que ce soit une mission importante pour nos deux diocèses.
Je souhaite aussi – pourquoi pas ?- qu’il y ait un représentant de RCF Pays Tarnais l’an prochain lors du pèlerinage annuel à Andovoranto… »

Le P. Adoré interviewe une représentante du diocèse d'Albi lors du pèlerinage à Andovoranto

Propos recueillis par Rose-Line C. en décembre 2018

—————————

* «Nous sommes membres les uns des autres» (Ep 4, 25). Des Community aux communautés »: Ce thème de la prochaine Journée mondiale des Communications sociales (2 juin 2019) « met l’accent sur l’importance de rétablir une perspective large dans la communication, basé sur la personne », explique un communiqué du Saint-Siège.

Il souligne aussi « la valeur de l’interaction toujours comprise comme un dialogue et comme une occasion de rencontrer les autres ».