Jumelage : Lavaur et Andovoranto en communion le 2 décembre 2018

A Lavaur comme à Andovoranto, Malgaches et Tarnais ont prié ensemble et fait fête dimanche 2 décembre 2018.

C’était la 3ème édition de la Fête du Jumelage entre les diocèses d’Albi et de Tamatave.

Retour sur ces deux rencontres :

  • Lavaur en la cathédrale Saint-Alain : La messe présidée par le P. Joseph Dequick a été concélébrée par les Pères Marcel Mbengué et Philippe Mbama, ainsi que par le Père Eliser Zafimahefa –du diocèse de Tamatave- et par les Pères Dominique Nguyen Van Kha (Castres) et Louis de Boisséson (Réalmont).  Les chants étaient assurés avec brio par la Maîtrise des Petits chanteurs à la Croix Potencée.

Le curé de la cathédrale a lu le message de Mgr Jean Legrez, retenu pour la matinée :

Frères et sœurs,

Aujourd’hui nous sommes en étroite communion avec tous les pèlerins du diocèse de Tamatave à Madagascar, qui se rendent à Andovoranto, le lieu où est mort en 1832 Monseigneur Henri de SOLAGES, missionnaire originaire du Tarn. Parmi eux, trois diocésains d’Albi nous représentent en tant que membres du comité de jumelage avec le diocèse de Tamatave.

Au cours de cette eucharistie, prions comme chaque premier dimanche du mois, pour nos frères malgaches. Demandons au Seigneur de nombreuses bénédictions pour l’Église de Tamatave et pour Madagascar, au moment de l’élection de son chef d’État. Qu’une évolution réelle de la vie politique puisse être source de davantage de justice et de vérité, afin de permettre de meilleures conditions de vie à tous les habitants de la Grande Île, spécialement aux plus pauvres.

Que cette journée fasse grandir nos liens fraternels avec le diocèse de Tamatave et favorise la croissance de l’Église universelle

Jean Legrez,

Archevêque d’Albi

 

Une intention de prière dédiée au diocèse de Tamatave, un chant malgache ainsi qu’une présentation du jumelage en fin de célébration ont aussi permis à l’assemblée nombreuse d’entrer dans la communion avec les pèlerins réunis à Madagascar.

Lecture par un membre du comité de jumelage
Fruits qui ont été portés en pas de danse par des Malgaches, pour la procession d’offrande

Après le repas partagé où il y eut profusion de plats locaux et malgaches, les participants –parmi lesquels le P. Pierre Pic- purent approfondir leur connaissance des liens entre notre diocèse et la Grande Île grâce au visionnage d’une partie du DVD produit il y a 4 ans et désormais traduit aussi en malgache, et grâce aux témoignages des congrégations religieuses investies à Madagascar.

Martine Vagneur a présenté la congrégation des Sœurs missionnaires de l’Évangile (fondation des sœurs du Bon-Sauveur parties à Madagascar en 1960)

Sœur Marie-Jo Picart a parlé pour la congrégation des Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus (fondation des sœurs du Sacré-Cœur de Valence d’Albigeois parties à Madagascar en 1959).

Mgr Jean Legrez a a présenté avec force le courage missionnaire de Mgr Henri de Solages et exprimé toute la reconnaissance du diocèse pour les actions des religieuses investies à Madagascar. Il a expliqué les raisons du jumelage et souligné l’importance que se développent des liens.

Cette après-midi vécue dans une ambiance festive, assurée par des chants et danses de la Grande Ile, a permis à tous de repartir heureux et riches de cette rencontre et de ces échanges.

 Daniel et Marie-Angèle Ozoux

Mgr Legrez et quelques participants

  • Andovoranto les 1er et 2 décembre : 

Des membres des différentes Paroisses du diocèse de Tamatave ont rejoint le 1er décembre après des heures de voyage, la plage d’Andovoranto et la grande chapelle consacrée en 2014.

De Tamatave par exemple, il faut compter 2 heures pour faire les 100 km sur la RN2 jusqu’à l’entrée de Brickaville ; les membres de la délégation tarnaise admirèrent ainsi les superbes paysages peuplés d’arbres pliant sous les litchis, les plantations de palmiers pour l’huile, les collines couvertes notamment d’arbres du voyageur.

Puis on s’achemine pendant 1h30 sur une très mauvaise piste accidentée et vallonnée jusqu’au bac. Temps d’attente alors avant la traversée sur ce bac manipulé manuellement, et enfin les 8 derniers kilomètres sur une piste plate.

C’est dire la foi forte qui a motivé un millier de pèlerins. Ceux-ci après le bac, marchaient en suivant le chemin de croix puis à leur arrivée, ils se recueillaient successivement devant la grande croix érigée à la mémoire de Mgr Henri de Solages. La mer ayant avancé au cours de ces presque deux siècles, la croix est placée à environ 200 m de l’emplacement initial de sa tombe.

La messe à l’extérieur, la nuit tombée, fut présidée par le Cardinal Désiré, entouré d’une vingtaine de prêtres.

Puis, après la restauration autour de stands éphémères, débuta une longue veillée de prière pleine de recueillement.

Les confessions se sont poursuivies toute la nuit, jusqu’au temps d’adoration à l’aube.

Dimanche 2 décembre, à l’ouverture de la grand-messe, le Cardinal s’est adressé, à travers la délégation tarnaise, à tous du diocèse d’Albi

Tout au long de la célébration, les chants très joyeux et rythmés exprimaient la ferveur de cette assemblée qui remercie Dieu pour ses bienfaits – en premier lieu, la foi qui lui a été transmise- et qui se confie à Sa Miséricorde.

Le Cardinal Désiré, avec grande délicatesse, a résumé en français son homélie pour les Tarnais présents.

En voici la transcription :

Nous voici rassemblés dans cet endroit historique pour prier ensemble, pour témoigner de notre foi en Jésus fils de Dieu. Endroit historique parce que Mgr Henri de Solages est mort ici justement à cause de sa foi. L’amour du peuple malgache l’a poussé à agir mais il a été empêché d’accomplir sa mission et sa vie sur cette terre s’est arrêtée ici.

Malgré les distances, il est venu ici pour témoigner de cet amour de Dieu. Nous partageons cette foi, c’est pourquoi nous sommes arrivés dans ce lieu, même si nous avons traversé des difficultés. Et avec Mgr Henri de Solages, nous osons dire que rien ne peut nous empêcher de vivre notre foi.

Nous sommes dans le temps de l’Avent (1er dimanche) pour préparer la fête de la naissance de Notre Seigneur Jésus Christ. Jésus inaugure une ère nouvelle; celle-ci ne s’accomplira pleinement que lorsqu’il reviendra “avec grande puissance et grande gloire”, à la fin des temps. L’aspect tragique que nous venons d’entendre dans l’évangile n’a rien d’effrayant. C’est vrai que, si nous lisons ces lignes au pied de la lettre, il y a de quoi frémir. Il faut savoir qu’elles ont été écrites en temps de détresse. En fait, elles sont un message de consolation qui annonce la victoire finale de Dieu. Saint Luc nous parle du retour du “Fils de l’homme avec grande puissance et grande gloire” (Luc 21, 27). Ce jour-là, le grand projet de Dieu sur l’humanité sera enfin accompli. L’humanité toute entière ne fera qu’un avec le Christ. Elle sera enfin libérée de tout ce qui l’écarte du bonheur prévu par Dieu de toute éternité: “Quand ces évènements arriveront, redressez-vous et relevez la tête car votre rédemption (libération) est proche.”

La puissance de ce monde terrestre qui provoque souvent la souffrance prendra fin; seule la puissance de Dieu, source du bonheur, se manifestera; alors nous espérons rencontrer Mgr Henri de Solages avec tous les saints. Qu’Henri de Solages prie pour nous !”

Par la suite, le message que Mgr Jean Legrez adressait aux pèlerins, fut lu par la délégation tarnaise et a été très applaudi.

Rendez-vous est fixé pour le pèlerinage 2019 : marchons en communion                                          

jusqu’aux retrouvailles les samedi 7 et dimanche 8 décembre 2019 !