Le P. Rufin repart « avec un bout du diocèse d’Albi »

Le P. Rufin Abou, arrivé de Côte d’Ivoire en 2016 pour poursuivre des études à l’Institut catholique de Toulouse, repart dans son diocèse, à Grand Bassam.

Au cours des messes des 19 et 20 décembre, il a adressé ses salutations aux fidèles de la Paroisse Ste-Madeleine et les Saints-Apôtres, dans laquelle il a vécu son insertion pastorale.

 

 

Ecoutons-le s’adresser à tous les paroissiens par le biais du feuillet « Albi-Madeleine-Infos » publiée ce 19 décembre 2020 :

« Ce 4ème dimanche de l’Avent nous introduit directement dans la préparation immédiate à l’accueil du Messie annoncé et chanté par les prophètes. Ce Fils de Dieu que nous attendons avec impatience et joie. Cette joie vient de Lui et doit être distillée partout autour de nous. C’est bien ce que tout disciple du Christ doit être : »porteur et dispensateur » de joie qui vient de sa connexion permanente avec le Christ, source de cette joie.

Dans l’élan de cette joie qui nous vient de la proximité de la venue du Messie, je voudrais saisir cette occasion pour exprimer à tout le diocèse d’Albi et à notre coquette paroisse de Sainte-Madeleine et des saints apôtres, ma profonde gratitude et mon infinie reconnaissance.

En effet, ayant quitté ma terre d’Eburnie, la terre de mes ancêtres une nuit de septembre 2016, j’ai atterri le jour suivant sur cette terre d’Occitanie, spécialement au bord du Tarn, sans rien connaître, ni de sa culture ni de la réalité du terrain.

Déraciné certes, mais mû par la joie de la mission. 

Le P. Rufin et son compatriote, le P. Etienne, avec Sr Dorothy et Sr Helena (du Myanmar) en 2017, lors du Dîner ‘sans frontières’ organisé par le Service de la Mission universelle

Sans avoir la prétention de comparer, mes pensées se sont envolées vers ces valeureux et intrépides semeurs de la graine de la foi catholique qui ont foulé ma terre natale en octobre 1895.
Honneur et gloire à vous, PP Alexandre Hamard et Émile Bonhomme de la société des missions africaines de Lyon (SMA).
Ces prêtres français ont quitté leurs familles, leur confort et leur terre pour l’aventure dans l’inconnu.
Là-bas (chez nous) ils ont appris à connaître et à aimer ceux vers qui ils ont été envoyés jusqu’à y laisser leur vie. Aussi, comme le dit saint Jean : « Si le grain de blé en terre ne meurt pas, il reste seul; s’il meurt il porte beaucoup de fruits. » (Jn12, 24)

À cet instant précis je voudrais rendre grâce à Dieu pour le don de leur vie et de celle de tous ces nombreux missionnaires qui leur ont emboîté le pas. Je crois modestement être un des fruits de l’admirable travail missionnaire.

Au terme de ma mission, c’est pour moi le lieu de dire merci à tous et à chacun. En premier, au Seigneur pour le don de ma vie et de la grâce du sacerdoce. C’est lui en effet qui a permis dans son dessein éternel cette expérience missionnaire.

Merci particulier à Mgr Jean Legrez, Archevêque d’Albi, pour avoir donné son accord dans le cadre de l’entraide missionnaire entre Églises d’Afrique et d’Europe. Merci pour sa sollicitude paternelle.

Qu’il me soit permis dans l’ordre de mes remerciements de mentionner l’équipe presbytérale avec laquelle et dans laquelle j’ai eu la joie m’exprimer. Sachez que j’ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec vous. Merci au P. Philippe Sènes (curé), pp. Stefano, Louis, Érick. Merci également aux diacres Philippe Lecomte, Dominique et Jean-Baptiste.

Je ne pourrais pas ne pas mentionner nos vaillantes secrétaires Marie Christine, Simone et Josy. Merci pour votre enthousiasme et votre amitié.

Dans le cadre de cette mission j’ai célébré avec joie et amour dans toutes les églises de notre paroisse. C’est pourquoi je tiens de tout cœur à remercier toutes les personnes et toutes ces valeureuses équipes pour la fraternité partagée.

Messe pour la Journée mondiale des Migrants 2019

Une mention spéciale à la communauté du chemin néo-catéchuménal pour cette autre expérience de la richesse de notre Église.

C’est avec joie que j’ai eu à faire ce bout de chemin avec vous.

Enfin, avant de poser ma plume, je voudrais comme il est de coutume chez moi demander pardon à ceux et celles que j’ai pu contrarier par ma vie et mon attitude. Ce pardon je vous le demande du fond de mon cœur.

Maintenant que je retourne auprès des miens, je pars avec un bout de la ville et du diocèse d’Albi. À chacun de vos réveils lorsque vous apercevrez un rayon du soleil pénétrer votre chambre, sachez que c’est le salut du P. Rufin Abou depuis sa terre de Côte d’Ivoire.

Nanci, Moh, Ani he. Merci pour tout et paix et amour dans nos cœurs. »

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[ Copyright photos: Archives MUE 81]