Baptiste au Lesotho : son quotidien de médecin en temps de pandémie

Baptiste, parti en volontariat au Lesotho avec sa famille en septembre, travaille à l’hôpital de Seboche. Pour le « Courrier des missions » de FIDESCO (n° de mai 2020), il témoigne de son quotidien de médecin à l’heure du coronavirus :

Les principaux défis :

« Au Lesotho, l’éducation à la santé et à l’hygiène est un vrai défi. La lutte contre le sida et la tuberculose (taux le plus élevé au monde) ainsi que le dépistage des cancers et des maladies chroniques (comme la bronchite des mines) relèvent du même combat.

L’impact de la pandémie dans un contexte de pauvreté :

Ici, les structures sanitaires permettant de faire face sont très limitées, en particulier en zone rurale. Nous comptons environ 11 lits pour 10.000 habitants. L’oxygène n’est disponible que pour 2 à 5 patients par hôpital.

Les mesures prises avec peu de moyens :

Nous faisons un « filtrage » dès l’entrée (prise de température, questionnaire). Si nécessaire, le patient est isolé avec un masque et le médecin décide de son transfert ou pas, dans un des deux centres dédiés.

« Les pauvres sont nos maîtres » *:

Travailler dans ce petit pays où tout manque, me fait prendre conscience de la chance de vivre habituellement dans un pays riche.

L’importance du soutien des donateurs :

 Nous nous savons portés. Je mesure l’importance et la nécessité de la solidarité entre pays riches et pays pauvres. « 

*Paroles du Pape François le 27 mars (au cours de la veillée de prière sur le parvis de la basilique Saint-Pierre) :

« Nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la Une des journaux, (…) qui ont compris que personne ne se sauve tout seul.
Que de personnes font preuve chaque jour de patience et insufflent l’espérance, en veillant à ne pas créer la panique mais la coresponsabilité !
La prière et le service discret : ce sont nos armes gagnantes !
 »

 

Baptiste et d’autres volontaires Fidesco qui œuvrent dans le domaine de la santé