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D’Éthiopie, les sœurs de St-Joseph de l’Apparition écrivent aux Gaillacois

Sainte Émilie de Vialar poursuit son œuvre à travers l’engagement de ses sœurs et de tous ceux et celles qui s’y associent !

« L’amour de Dieu, l’amour des autres, un amour universel qui pousse à l’aventure, prêt à franchir toutes les barrières, de race, de religion et de langage ».

En ce carême 2020, la communauté gaillacoise des sœurs de St-Joseph de l’Apparition, tous du collège-lycée Saint Joseph et de la paroisse St-Michel soutiennent les communautés éthiopiennes.

D’Addis Abeba, Sœur Carmen leur a écrit :

« En Éthiopie nous avons deux communautés, la première installée depuis janvier 2008 dans la capitale. En ce moment nous sommes trois sœurs : moi-même venant de Malte et deux jeunes sœurs éthiopiennes qui poursuivent leurs études d’infirmières ici. Je travaille dans l’école du diocèse comme directrice pour les élèves de la première jusqu’à la sixième… Dans toute l’école il y a plus de 3400 élèves, garçons et filles.

Sœur Carmen et sœur Helen en visite aux villages de Gumuz

 L’autre communauté a deux sœurs indiennes qui vivent dans une insertion périphérique, au nord-ouest du pays, à quelque 100 kilomètres de la frontière avec le Soudan.  Elles vivent avec la tribu Gumuz, peuple qui, pendant des siècles a servi comme des esclaves l’Amhara, la tribu qui a conduit politiquement l’Éthiopie durant de nombreuses années.

Les Gumuz sont des pasteurs, allant d’un lieu à l’autre, à la chasse aux animaux. Ils vivent dans de très petites cabanes, avec leurs animaux.) Ils mangent tout simplement des grains comme le millet, et le sorghum que l’on prépare comme une espèce de porridge. Ils ont toujours vécu du jour au lendemain, sans aucune religion, sans éducation, sans aucune assistance médicale, etc., cachés et loin des autres. Il y a encore quelques années, ils étaient encore presque nus, jusqu’au jour où le gouvernement les a obligés à s’habiller.

Le village en saison des pluies (de mai à août)

Il y a 15 ans, les premiers missionnaires, des sœurs et prêtres comboniens, sont allés à leur secours. En fait, notre premier appel pour l’Éthiopie il y a 11 ans, fut pour ce peuple. Nous n’avons pu y répondre que depuis 2015. Une petite communauté a été établie, ayant pour but l’évangélisation et l’éducation de ce peuple.

À ce jour, nos sœurs ont la responsabilité d’un petit jardin d’enfants gratuit, la plupart des enfants étant des Gumuz. Il y a environ 150 élèves, divisés en trois sections, avec 5 professeurs.

Des enfants dans un moment d’activité scolaire

À part les classes on leur donne aussi le matériel nécessaire – livres, cahiers, crayons etc.- et aussi le repas du midi. La plupart n’ont pas d’habits, pas de chaussures, etc.

Un autre apostolat important est l’évangélisation directe. Le soir, avec les catéchistes et les prêtres, les sœurs vont dans des villages, proches ou lointains, pour enseigner et pour prier avec les baptisés et ceux qui veulent être baptisés, un nombre important d’adultes et enfants.

 

Une chapelle Gumuz avant la prière du soir

Dans la chapelle avec soeur Mekdes (au fond, avec l’écharpe blanche), la première sœur éthiopienne de la congrégation ; elle est passée à Gaillac en septembre dernier.

 

La paroisse est bien organisée et on prépare les gens pour le baptême durant 2 ans au moins. Pour Pâques l’année dernière, il y a eu environ 50 personnes qui ont été baptisées à Gublak. Il y a d’autres missions à 50 kilomètres, toujours dans de multiples villages.

La vie est dure parce que souvent il n’y a pas d’électricité ni d’eau potable et la chaleur est excessive. Nos sœurs vivent encore dans une cabane faite de terre, je devrais dire ‘mal faite’ parce qu’elle se fissure déjà en beaucoup d’endroits, ce qui permet aux insectes – surtout des moustiques, des souris, des scorpions, etc. – de rentrer.  Malheureusement, notre petite maison est proche de la rivière, où les gens apportent leurs animaux morts, les laissant se putréfier. Comme les gens et les missionnaires, souvent les sœurs tombent malades de malaria, de la typhoïde, du typhus, etc.

Le village en saison de chaleur. L’été est long, la saison des pluies amène d’autres inconvénients.

Encore un grand merci pour le soutien que vous nous apportez.

Union des prières, sœur Carmen »