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De Port-Gentil à Franceville, avant de monter au Cameroun !

Février 2020, Maguelone donne de ses nouvelles :

« Bientôt 5 mois au Gabon, le temps ne file plus, il court !!

Je continue à découvrir le Gabon, mais pas seulement ! La rencontre avec les différentes communautés des sœurs m’a également amenée au Cameroun ce mois-ci !

Cela fait un moment que je n’ai pas pris le temps d’écrire, pas mal de découvertes à rattraper ! Commençons par début décembre !

Après avoir visité la communauté d’Oyem en novembre, c’est au tour de la communauté de Port-Gentil ! Port-Gentil est la 2ème ville du pays, ancienne capitale économique, jusqu’à la chute du prix du pétrole, sur lequel reposait l’économie du la ville, provoquant de nombreux licenciements et l’exode d’un certain nombre de familles.

Port-Gentil, ou POG pour les intimes, n’est accessible qu’en bateau ! C’est donc parti pour 4h aller, 4h retour sur l’océan !

Sur place, je découvre les différentes œuvres de la mission des sœurs : un centre de formation professionnelle, une école primaire, une cantine et un centre de jeunes !

Les noces de Cana, œuvre exposée à Lourdes au Pavillon Mission

Une petite idée de projet naît pour le centre de formation professionnelle qui aurait besoin de plus de matériel un peu plus récent !

Toujours très intéressant de découvrir d’autres missions et d’autres réalités !

En dehors de la découverte de cette nouvelle mission, je continue à rédiger des projets, former les sœurs du bureau de développement, faire des recherches sur les réalités géographiques, sociales et économiques de chaque pays et chaque ville dans lesquels les sœurs ont une communauté… Pas de quoi m’ennuyer !

Et puis Noël est passé par là ! Passer Noël loin de ma famille n’a pas été facile, mais heureusement les sœurs m’ont bien accueillie ! Le 24, c’était décoration de la maison dans une ambiance de fête, et ouverture des cadeaux après le chocolat chaud qui a suivi la messe ! Le 25, jour de repos, avec un bon repas et un jeu le soir ! De bonnes fêtes !

Et puis j’ai eu l’occasion de découvrir Franceville ! Après 19h30 de train pour 647 km, me voilà arrivée à l’autre bout du pays, quasiment à la frontière avec le Congo Brazzaville, dans la 3ème ville du pays. Je retrouve ici Ninon, autre volontaire DCC, qu’on appelle ici coopérante, arrivée en même temps que moi au Gabon  et dont la mission est l’enseignement de la musique et la mise en place d’une bibliothèque. Pendant les vacances de Noël elle a organisé un stage de musique, c’était donc pour moi l’occasion de reprendre le solfège…dur, dur !

 

Franceville étant beaucoup plus petit et Ninon vivant à la paroisse et non dans une communauté de sœurs, je découvre une toute autre réalité, un tout autre cadre de vie et de mission. C’est toujours très enrichissant de découvrir un nouvelle facette; quelle chance pour moi d’avoir eu Ninon pour m’accueillir dans cette partie du pays…et faire un peu de tourisme !

Car oui, cette semaine n’a pas été uniquement l’occasion pour moi de revoir mon solfège, mais aussi et surtout d’en prendre plein la vue ! Entre le pont de liane, les magnifiques chutes d’eau de Poubara et le canyon de Léconi  à la frontière avec la République du Congo, j’ai découvert d’autres paysages, toujours plus beaux les uns que les autres !

Je suis partie à Franceville en 2019 et suis revenue sur Libreville en 2020 ! Retour un petit peu moins long que l’aller (juste 16h) !

Reprise sur les chapeaux de roues entre les projets à envoyer, ceux à écrire, d’autres à poursuivre, la recherche de nouveaux financeurs, l’élaboration de nouveaux outils…et surtout la surprise de devoir rapidement partir à Bafia, 2ème mission du Cameroun où un projet devrait être lancé depuis 4 ans mais peine à s’écrire !

 Et c’est là que je me dis « heureusement que je suis avec des sœurs », car sinon, je n’aurai jamais obtenu mon visa d’entrée au Cameroun et mon visa de sortie du Gabon en… 4 jours !

C’est donc parti pour 2 jours et demi de bus, avec une première nuit à Oyem et une deuxième à Yaoundé, avant d’arriver à Bafia, à 120km au nord de Yaoundé !

Qui dit voyage par voie terrestre, dit 15 contrôles policiers par jour, certains où il faut descendre du bus, d’autres non, et où de temps en temps on demande de l’argent. Heureusement, en tant que blanche française, on ne m’a jamais embêtée !

Là encore, nouvelle mission, nouvelle réalité ! Déjà le paysage urbain du Cameroun n’est pas du tout le même que celui du Gabon ! Les Camerounais se déplacent beaucoup en moto, mais vraiment beaucoup, ce qui change dès la frontière !

Ensuite la mission de Bafia est l’une des plus pauvres de la Province. Si Bafia est une ville, elle est entourée de petits villages d’agriculteurs, qui n’arrivent pas toujours à vendre leur marchandise du fait du mauvais état des routes et de leur incapacité à transporter leur production.

Je suis restée un peu plus d’une semaine à Bafia, me donnant l’occasion de découvrir les différentes œuvres de la mission, les différentes activités des sœurs, ainsi que les filles du foyer que tiennent les sœurs et la ville. Le retour à Libreville a été beaucoup plus rapide puisque j’ai pris l’avion depuis Yaoundé, soit 1h de vol !

Depuis mon retour je finalise donc ce fameux projet d’extension du foyer, avec d’autres projets pour Port-Gentil, Oyem ou encore la Guinée Équatoriale… Pas de quoi m’ennuyer ! »