Nouvelles du Niger (avril-juin 2019)

  • En avril, Sr Anne, dans sa lettre aux amis des Sœurs de Gethsémani, relatait le vécu quotidien à la Maison St-Vincent de Niamey, mettant en lumière la vie fraternelle persévérante et des marques de la providence.

 

 » Après l’accident mortel de Sœur Olga , des sœurs Jeanne Delanoue sont venues partager notre mission d’accueil des enfants (Les internes sont au nombre de 15 : 9 garçons et 6 filles, de 21 mois à 13 ans).

Notre infirmière nous manque beaucoup ! En contrepartie, deux sœurs du Mali, Marie-Lucie et Julienne, sont venues nous rejoindre pendant un mois et plus pour Julienne qui va faire parmi nous son stage apostolique de 2ème année de Noviciat. Les petits l’ont tout de suite adoptée…

Deux enfants : Parvis et Chrisman, centrafricains réfugiés, ont pu rejoindre le Canada comme nouvelle terre d’accueil avec leur famille. Toute la maisonnée est allée pique-niquer avec eux avant leur départ.

Labaran puis Sidonie viennent régulièrement nous aider pour le soutien scolaire ou pour la garde des petits pendant que les autres sont à l’école. A la dernière composition tous ont eu la moyenne. Les enfants ont pu bénéficier d’une formation musicale : l’école Canada nous a proposé l’apprentissage de la flûte à bec durant 3 mois. Il faut voir comme les enfants sont attentifs !

La providence continue de nous venir en aide avec l’apport de vivres, de vêtements et dernièrement de médicaments de la part de gendarmes français basés au Niger qui se relaient tous les 4 mois. Régulièrement aussi, des paroissiens anglophones nigérians, basés à Niamey, viennent nous apporter de l’alimentation en gros : sacs de riz, bidon d’huile de 25 l, sucre, lait en poudre, macaronis, etc.

 

 

En ce qui concerne nos externes, nous continuons de soutenir ceux qui ont commencé une formation : il s’agit de Cendrine en B.E.P. 3ème année. Quant aux grands jeunes : Labaran continue à l’université en 2ème de médecine et cela marche bien. Sidonie a pu poursuivre avec une aide locale la 3ème année de sa formation à l’école des Cadres; elle est en train de faire sa demande de stage et repassera son BTS en août…
Sœur Marie-Chantal et Sœur Pascaline s’organisent auprès des enfants pour l’éducation, le soutien scolaire, etc. Sœur Marie-Sophie s’active auprès des plus petits et à la cuisine chaque jour.
Depuis quelques mois nous avons eu l’aide d’un comptable pour la mise à jour des comptes avec reçu pour chaque dépense classé en bonne et due forme selon les mois et les années. »

Belle nouvelle:

« Enfin le toit en chaume de l’appatam a pu être remplacé avec de la paille fraîche en février grâce à vos dons. »

Cependant, pour les très grands besoins en alimentation, en soins, en matériel scolaire, en entretien et aussi pour soutenir les familles ou les plus pauvres qui s’adressent aux sœurs, l’aide ne doit pas faiblir mais s’intensifier:

« C’est bien sûr grâce à vous que nous pouvons continuer notre mission auprès des enfants orphelins ou en situation précaire à Niamey à la maison Saint Vincent et à la maison de Banga Bana qui accueille encore un grand jeune : Djingarey.

Merci pour votre soutien sous toutes ses formes devant les besoins qui nous pressent chaque fois davantage. Nous comprenons que la vie n’est pas facile aussi pour vous et nous vous sommes reconnaissantes de partager avec les plus démunis de ce monde. »

Pour tout don par chèque établi à l’ordre de: « Association Gethsémani-Solidarité Niger », l’envoyer à: «Solidarité Niger» Sœurs de Gethsémani, 19 rue Galibert-Ferret, 81200 Mazamet (qui renverra un reçu fiscal).

 

  • Dans le pays, tout comme au Burkina-Faso voisin, la situation sociale s’aggrave : attaques et violences se multiplient dans ces deux pays.

 

 

En mai, lors de la Conférence Épiscopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest , le cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, a invité toutes les religions présentes au Burkina Faso-Niger à s’unir pour vaincre l’extrémisme violent, à quelques jours de plusieurs attaques meurtrières dans ces deux pays contre les chrétiens.

Les évêques burkinabés et nigériens se disent très inquiets face à la dégradation sécuritaire et dénoncent une «spirale d’horreur». Dans le message délivré au terme de leur assemblée plénière, ils faisaient état d’«assassinats» et d’«enlèvements ciblés», exhortant les «populations éprises de paix» à «rester soudées».

Cette vague de violences a poussé sur les routes quelque 150 000 personnes au Burkina Faso, tandis qu’au Niger on recense au moins 70 000 déplacés. Ces mouvements massifs de populations représentent, selon les Nations Unies, une crise humanitaire sans précédent et font peser un grave risque de famine. [Source: Vatican news]

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[Copyright photos: Clémence R. 81]