Le Pape au Liban – « À travers les frontières, la paix nous appelle… »
À la suite du voyage du Pape Léon XIV au Liban, le P. Tony Keady, prêtre étudiant vicaire à Albi dans la Paroisse Ste-Cécile, s’est adressé aux paroissiens :
» Alors que je vis ici, en France, ce pays bien-aimé avec vous, chers fidèles, mon cœur est resté proche du Liban, ce pays qui traverse tant d’épreuves mais qui garde une espérance profonde. Récemment, le pape Léon XIV a rendu visite au Liban, non comme un simple chef d’État, mais comme un pasteur porteur d’un message de paix et de réconciliation.
Depuis le Palais présidentiel, le pape a invité le peuple libanais à devenir des artisans de paix, à transformer ce pays si souvent marqué par les conflits en un véritable « atelier de paix ».
Pour lui, la paix ne se résume pas à une absence de guerre, mais c’est une réalité vivante, construite chaque jour par des gestes d’amour et de pardon.

Le pape y a déposé une lampe allumée, symbole de la lumière du Christ qui éclaire encore le Liban.
À Harissa, il a rencontré les nombreux acteurs de l’Église locale — religieuses, prêtres, catéchistes — ces « petites lumières » qui, par leur service quotidien, portent l’espérance au cœur des difficultés.
Sur la place des Martyrs, à Beyrouth, où se côtoient minaret et clocher, il a souligné la beauté du dialogue entre religions.
L’appel du muezzin (chant de prière musulman) et le son de la cloche chrétienne peuvent s’harmoniser pour bâtir une paix durable.

Peu après, à Bkerké, siège de l’Église maronite, le pape a rencontré près de 12 000 jeunes venus de tout le pays.
Ce moment vibrant de jeunesse et de foi a témoigné de la vitalité et de l’avenir d’un Liban qui, malgré les difficultés, ne cesse de croire en un avenir meilleur.
Enfin, il a rendu visite aux Sœurs franciscaines de la Croix ainsi qu’à l’hôpital psychiatrique du bienheureux Abouna Yaacoub, témoignant de sa proximité avec les plus fragiles et de son attention particulière envers ceux qui souffrent, corps et esprit.
Avant la messe, il a visité et prié pour les victimes de l’explosion du port de Beyrouth.
Face aux cicatrices encore visibles de cette tragédie du 4 août 2020, le pape a rappelé que l’avenir du Liban ne repose pas sur la puissance, mais sur la fidélité, la prière et la générosité des petites mains et des cœurs simples.
Le point culminant de la visite fut la messe solennelle à laquelle plus de 120 000 personnes se sont rassemblées — un signe fort de l’unité et de l’espérance vivante qui habite encore le cœur du Liban. En réalité, on estime que jusqu’à 150 000 personnes ont participé, preuve que la foi et l’espérance demeurent vivantes dans ce pays.
Avant de quitter le Liban, le pape a lancé un appel vibrant :
« Écoutez la voix de votre peuple qui implore la paix ! »
Que ce message d’espérance nous touche, ici en France, nous qui sommes appelés à prier pour la paix dans le monde et à soutenir nos frères et sœurs, notamment au Liban, qui continuent de témoigner de la foi et de la fraternité dans la tempête. »
