Au Ministère des Sports, avec Marie-Christine Alibert

Le Ministère des Sports organisait vendredi 1er mars, une table ronde à destination des sportifs en situation de handicap (sportifs et haut-niveau en Sport Adapté et Handisport) et des entraîneurs auprès de personnes en situation de handicap pour leur donner la parole sur :
– les freins qu’ils ont pu ressentir
– leur besoins
– les préconisations qu’ils pourraient faire.

 

 Marie-Christine Alibert, sportive dans le Tarn et membre de la Pastorale des Personnes Handicapées, était invitée à y participer.

Chaleureusement accueillis au Ministère des Sports, les participants étaient répartis en trois groupes.
– Pour la table ronde des sportifs : Marie-Christine Alibert, 4 autres sportifs pratiquant du sport adapté, et 3 sportifs handisport.
– Pour la table ronde des sportifs de haut-niveau : Lucas Créange, Jacky Deforge, Joseph Wharry pour les haut-niveau en Sport Adapté, puis Théo Curin, Perle Bouge pour les haut-niveau handisport.
– Pour la table ronde des entraîneurs : Bertrand Cebire et Yves Drapaud pour le Sport Adapté et des entraîneurs handisport.

Suite à ces tables rondes, il y a eu une restitution pour ensuite orienter la stratégie nationale du sport et handicap.

Marie-Christine Alibert retient plusieurs enseignements de ces tables-rondes…
– Madame la Ministre, Roxanna Maracineanu a voulu donner la parole directement aux sportifs et non aux fédérations pour avoir un réel échange avec les personnes concernées.
– La présence de sportifs « ordinaires » (pas Haut Niveau) est un réel point positif car eux aussi ont droit à la parole pour donner leur avis sur la pratique.
– C’est une joie de participer à ce type de table ronde et de s’exprimer librement, en particulier sur la méconnaissance du sport adapté, peu développé dans certains territoires. En le découvrant tardivement, Marie-Christine Alibert a connu une longue période (14 ans) sans pouvoir pratiquer le Judo.
– Les clubs et intervenants ne sont pas formés à accueillir des personnes en situation de handicap, donc à proposer une pratique adaptée. La méconnaissance du handicap entraîne un certains nombres de difficultés…  La volonté de pratiquer un sport peut ainsi être freinée par des horaires peu adaptés : un entrainement tard le soir est particulièrement gênant lorsqu’on connaît des difficultés de transport ou quand on vit en établissement. Les difficultés financières (licence, équipement onéreux) sont également un point sensible pour les personnes handicapées.

 

Ce voyage à Paris fut l’occasion de très belles rencontres pour Marie-Christine et Manon qui l’accompagnait et d’échanges francs et constructifs sur le Sport Adapté.

 

Marie-Christine Alibert et la ministre des sports, Roxana Maracineanu