L’importance de l’accompagnement spirituel

Agnès Capony et Nadine Claverie, membres de la Communauté Vie Chrétienne (CVX), ont évoqué l’importance de l’accompagnement spirituel, avec les responsables d’équipes de la Pastorale de la Santé.

En raison du contexte sanitaire, cette formation n’a pu être ouverte qu’à un petit nombre de participants : la vidéo suivante permet d’organiser des petites « récollections délocalisées », en groupes de moins de 6 personnes.

Organiser une rencontre locale

L’idée est de se réunir en petits groupes de 6 au plus, en paroisses, en équipes d’aumôneries, en équipes PPH, ou en équipes mélangées

  1. Lire le texte et reprendre la méditation lors d’un temps personnel (20mn)
  2. Écouter et regarder ensemble la vidéo ci-dessus, sur l’importance de l’accompagnement
  3. Faire de petits groupes 2/2 et échanger sur les propositions « deviens semeur d’espérance et de paix » pour mettre en route de petits ateliers de réflexions
  4. Se retrouver et partager ensemble les fruits des petites réflexions, prendre des décisions ensemble pour redynamiser la vie de nos équipes et lutter contre l’isolement des personnes malades, âgées ou en situation de handicap.
  5. Envoyer si possible, un petit mail de retours sur les fruits de vos réflexions et les initiatives que vous décidez de mettre en place bientôt aux membres du bureau de la pastorale de la santé du diocèse :
Jésus ressuscité et les disciples d'Emmaüs. Céramique de Sœur Mercedes

Deviens semeur d’espérance et de paix !

Aux vues des foyers de contamination dans les maisons de retraite, les directeurs d’établissements sont frileux, craintifs et souvent referment les portes de leurs établissements aux visites extérieures. Beaucoup d’entre vous se retrouvent à nouveau empêchés de visiter et dans une nouvelle phase de grande frustration.

« Si je n’ai pas la possibilité de visiter j’ai l’impression que tout est fini ». « De toutes façons en ce moment on n’a plus rien à partager… »

Tout le monde est essoufflé et fatigué de toutes ces contraintes à juste titre ; toutefois allons-nous pour autant sombrer dans le découragement ? Quelles sont les idées qui nous feraient rebondir sur ses situations bloquées qui nous engourdissent… ? Est-ce que notre mission s’arrête simplement à la visite aux malades ? Cette épreuve nous invite à nous réinventer en attendant des jours plus propices aux contacts humains.

En équipe, réfléchissons comment nous réinventer ? et se réadapter en menant quelques petites actions ponctuelles (pour ceux qui ne visitent pas et pour décloisonner un peu les anciens à nouveau reclus dans les EHPADS…) Comment concrétiser notre présence autrement ?

Propositions :

  • Profiter de ce temps pour écrire de petits témoignages vécus avec les malades pendant des temps de mission plus actifs.
  • Expérimenter la prière partagée au téléphone.
  • Puisque les visites ne sont pas possibles, pourquoi ne pas se retrouver à deux ou trois pour dire un chapelet pour les malades ? ou un petit partage d’évangile ; une prière aux intentions de l’Église, du monde, de la défense de la Vie menacée par de nouvelles lois, des soignants, etc. Les sujets ne manquent pas !
  • Préparer de petites cartes de Noël, petits bricolages, petits biscuits (est-ce possible ?) ou de petits pots de blé germés pour le temps de l’Avent, que l’on portera aux personnes âgées par l’intermédiaire des soignants ensuite.
  • Une campagne de dessins ou de vidéos chants en partenariat avec le service de la catéchèse, et la pastorale des jeunes, pendant l’Avent. Les aumôniers seraient en charge de porter la réalisation des jeunes aux maisons de retraites.
  • André Fabre, nouveau RDSEM, commence une émission radio adressée aux malades.

Garder cet espace que je consacrais aux visites comme un temps pour Dieu, pour les malades, mais autrement.

Ce sont vos idées qui seront le moteur de vos initiatives et d’un renouvellement…

Rappel : nous acceptons l’impossibilité de visites avec pour accord de principe établi qu’en cas de demande de sacrements on nous appelle pour faire le lien avec un prêtre. Des jeunes prêtres (pas à risques) sont disposés à venir (avec équipement adéquat) en cas de besoin.

3 questions pour aller plus loin

1 – Où en suis-je dans mon désir de suivre le Christ, notamment dans ma mission en Pastorale de la Santé ?
2 – En quoi l’accompagnement spirituel peut-il m’aider ou m’aide dans ce désir ? Ai-je des freins pour entamer ce chemin d’accompagnement ?
3 – Suite à ce que j’ai entendu, ai-je toujours les mêmes freins ? Qu’est-ce qui pourrait me faire avancer en confiance ?