Saint Benoît, Abbé – 11 juillet

Saint Benoît, médaillon de la voûte de l’église Notre-Dame du Bourg (XIVe siècle) ancien prieuré bénédictin, Rabastens

Saint Benoît, médaillon de la voûte de l’église Notre-Dame du Bourg (XIVe siècle) ancien prieuré bénédictin, Rabastens

Vie de saint Benoît

Il est né à Nurcia, en Ombrie, en 480. Après des études à Rome, il se retire dans la solitude, dans une grotte de Subiaco. Mais devant l’hostilité de certains moines d’alentour, il s’établit au Mont-Cassin, où il fonde un monastère qui doit être, selon la Règle qu’il écrit, une école où l’on apprend à servir le Seigneur.

Il y meurt le 21 mars 557. Mais le Carême ne permettant pas de solenniser cette date, on célèbre sa mémoire, dès le VIIe siècle, le 11 juillet. C’est la “Saint-Benoît d’été » qui a été retenue par le nouveau calendrier pour fêter le Père des moines d’Occident.

Dans notre diocèse…

Lorsque, en 1317, le sud de l’Albigeois forme un nouveau diocèse, celui de Castres, c’est une église abbatiale, placée sous le vocable de Saint Benoît, qui devient cathédrale. En effet, au même endroit, à la fin du règne de Charlemagne, des moines venus d’Aniane (aujourd’hui dans l’Hérault) avaient construit l’abbaye de Bellecelle, sur un terrain donné par le comte Ulfarius  [1]

Mais plus de deux siècles avant, vers 625, une communauté placée sous la Règle de saint Benoît, est, semble-t-il, déjà établie dans le diocèse d’Albi, à Hauterive. Il ne s’agit sans doute pas de la localité située aux portes de Castres mais du lieu-dit qui se trouve sur la commune du Pont-de-L’Arn [2] En tout cas, aucun indice n’existe permettant d’établir un lien entre cette institution et la fondation des moines d’Aniane. Ce serait le premier établissement connu en Gaule pratiquant la Règle bénédictine, moins d’un siècle après la mort de saint Benoît.

Le nom de saint Benoît est donc vénéré depuis longtemps dans notre pays et, s’il n’est pas inscrit au calendrier du diocèse, c’est qu’on le célèbre dans tout l’Occident et même, depuis 1964, comme patron de l’Europe.

Plusieurs églises, dans le diocèse, outre celle de Castres, portent encore le nom du saint Abbé : Les Avalats, Bellegarde (Saint-Benoît-de-Montels), Saint-Benoît de Carmaux et Sainte-Croix (Castelnau-de-Lévis). Il faut y ajouter celle de l’abbaye d’En-Calcat qui, depuis 1890, a renoué avec la tradition des implantations bénédictines dans le diocèse.

Extrait Les saints de chez nous du père Robert Cabié


 

Pour découvrir la vie de saint Benoît, voir Le retable de saint Benoît de Nurcie à l’abbaye d’En Calcat

 

 

[1] Louis le Pieux (9 mars 819), dans Don Vaissette, Histoire Générale du Languedoc, II, 124-125 et Biographie de saint Benoît d’Aniane, PL 103, 376, n° 46..

[2] Lettre de Vénérand à Constance évêque d’Albi, dans Corpus Christianorum, séries latina, 117, pp. 502-503. Il y est question d’Altaripa et de Letario que E. Nègre identifie avec Montlédier.

Le saint du jour présenté aujourd'hui est l'un des saints choisi parmi ceux proposés par l'Église. Chaque jour, l'Église honore plusieurs saints et bienheureux : ceux du calendrier romain (sanctoral romain), ceux des calendriers diocésains et ceux du calendrier des églises orientales (synaxaire).