Je donne à l'Église
Agenda
Paroisses
Accueil Contacts

Qu’aurait fait Ste Émilie de Vialar devant notre monde actuel ?

Le 17 juin 2025 à Gaillac en l’église St-Pierre, le P. Gaël Raucoules, curé de la Paroisse Saint-Michel, a présidé la messe en la fête de Ste Émilie de Vialar.

 

Et le dimanche suivant, le musée Émilie de Vialar qui est situé dans sa maison natale (au 10 rue des Frères Delga) était ouvert en hommage à Pierre Boyer qui en a réalisé les aquarelles.
Ce musée, riche aussi de documents (objets, documents, publications, photos de la Béatification, panneaux présentant les communautés, etc.), fête ses 20 ans !

Ste Emilie de Vialar (à l’entrée du Musée)

Le P. Gaël a centré son homélie sur l’appel de saint Paul aux Colossiens (proclamé dans la 2ème lecture).
Écoutons sa réflexion qui nous entraîne dans le sillage -ô combien important pour aujourd’hui- de charité et d’évangélisation tracé par la Sainte gaillacoise et vécu par les sœurs de St-Joseph de l’Apparition en de nombreux pays :

« Que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. » (Col 3, 15a)
En méditant cette phrase, je me suis demandé ce qu’Émilie aurait fait ou pensé devant l’actualité de notre monde, aujourd’hui.

Répondant, comme toujours, à des appels qui lui sont adressés, elle encouragerait sans doute ses sœurs se trouvant dans des zones en conflit, comme en Birmanie, en Terre Sainte, en Inde ou ailleurs, peut-être même en se rendant sur place.

Nous entendons ces jours-ci, dans la liturgie quotidienne, l’évangile selon saint Matthieu, et plus particulièrement le discours sur la montagne qui s’ouvre par les Béatitudes :
« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5, 9).

Œuvres de la Congrégation sur tous les continents

Émilie, sans regarder à la couleur, la richesse, l’âge, le sexe ou la langue de son interlocuteur, n’a cessé de voir en lui, en elle, une créature bien-aimée du Père, une personne pauvre ou malade à soigner, à soulager, se faisant par là-même la voix ou les mains du Christ, reconnaissant son semblable derrière la personne à soulager.

Émilie aurait également entendu l’appel du pape Léon à l’unité dans et de l’Église.

Quelques années avant de fonder sa congrégation, elle avait prié pour un autre pape Léon, c’était le douzième à l’époque.

Il faut dire que l’Institution ecclésiale, les évêques en particulier, ne lui ont pas toujours facilité la tâche.
Certains ont fait preuve de bienveillance, de soutien, d’autres, comme celui d’Alger à l’époque, arrimés à leur pouvoir, lui ont été comme autant d’entraves et de croix.

Malgré cela, elle en a toujours gardé un grand amour pour l’Église, l’Épouse du Christ, Mère aimante dont elle a voulu être un reflet pour manifester que toute personne humaine en ce monde pouvait reposer en elle, se nourrir de sa tendresse, se repaître de sa générosité immense.

Des sœurs se consacrant à l’enseignement et à la catéchèse ici et dans le monde

Elle avait conscience d’appartenir à ce Corps qui a vocation à accueillir toute personne affamée et assoiffée de justice, toute personne qui pleure ou est persécutée et à qui le Royaume est promis (voir Mt 5, 3-4.6.10).

Une dernière note que je soulignerais ce soir serait l’appel à la paix dans les familles.
Non pas en paroles, mais dans l’humilité de l’abnégation et de l’amour inconditionnel.

Repensons à sa relation avec son père, farouchement opposé à ce qu’Émilie fasse entrer « ses » pauvres dans sa maison.

Pour ne pas lui désobéir, elle ouvrira une porte dans le mur du jardin où elle les servira.

Fureur de son père qui veut qu’elle se marie

Malgré l’hostilité du Baron de Vialar devant sa vocation, elle continuera de l’honorer, fidèle aux commandements divins, avant de prendre son envol, grâce à l’héritage de son grand-père maternel.

En communauté, ce ne sera pas toujours simple non plus – n’est-ce pas mes sœurs ?

Les Sœurs renouvellent leurs vœux

Entre trahisons et menaces de découragements, Émilie dut tenir fermement le gouvernail de la congrégation pour allier sa fermeté et sa douceur, son espérance et son pragmatisme, sa vocation et sa liberté.

Tout cela, Émilie l’a vécu dans la paix du cœur, véritable trésor de son âme duquel elle a su puiser l’énergie et toutes les ressources de foi et de confiance pour vivre en actes de la charité divine dont elle était si abondamment comblée, ce « lien le plus parfait » dont parle saint Paul (Col 3, 14).

Visites aux prisonniers

Dans un monde parcouru par tant de haine, de conflits et de guerres, d’injustices et de violences, dans une société où la famille, la vie, la dignité des plus pauvres et des plus fragiles sont piétinées, sainte Émilie nous invite, aujourd’hui encore, à faire confiance au Christ ressuscité, source de toute paix, lui qui, au soir de Pâques, en a fait le don aux disciples, et à toute l’Église.

Que cette paix habite nos cœurs ici, pour que, à partir de nous, elle se répande et se diffuse, dans nos familles, dans nos communautés, dans toute la Congrégation, dans toute notre Église, et dans le monde entier, tout spécialement les pays en guerre et en proie à l’injustice. Amen. »

*****

 Communautés de Saint-Joseph de l’Apparition fondées sur toute la planète :