A Castres depuis 2012, les Sœurs de Notre Dame de la Paix
En Côte d’Ivoire et en France, les Sœurs de Notre Dame de la Paix s’apprêtent à fêter les 60 ans de leur congrégation.

Arrivées à Castres en 2012 et accueillies chaleureusement par les prêtres, les religieuses du Couvent bleu et les paroissiens, elles se sont peu à peu inculturées.
Leur communauté est désormais ‘castraise’ !
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Sur la ‘route‘ de ce Jubilé, découvrons le parcours de Sœur Marie Christine Assande qui fut l’une des 3 premières sœurs à arriver à Castres.
Dans la communauté de Toulouse ensuite pendant 2 ans, elle poursuit sa mission dans son pays.
Nous la remercions d’avoir accepté de témoigner de son chemin de vie et de vocation !
« Née d’une famille chrétienne, 4è enfant d’une famille de 10, j’ai été baptisée le 13 janvier 1948.
En 1953, j’ai fait la première communion à Sahué et j’ai été confirmée l’année suivante.
Mon père a été catéchiste du village pendant 50 ans.
Il m’a inscrite à l’école et l’internat des Sœurs de Notre Dame des Apôtres à Dabou, où j’ai fait les 3 premières années du primaire.
Puis je suis retournée dans mon village pour continuer l’école à Ellibou : les Sœurs de Notre Dame de la Charité d’Evron venaient d’y ouvrir une école catholique ; j’y fis 2 années scolaires.
Les Sœurs passaient souvent dans les classes en demandant « qui veut devenir religieuse ? »
Chaque fois, je levais le doigt mais je le baissais aussitôt car je ne savais pas ce que signifiait être religieuse.
Certes, je les voyais, mais je ne savais pas comment le devenir.
Durant ma dernière année du primaire, une tante qui n’avait pas d’enfant m’a réclamée pour que je vive avec elle.
Mon père m’emmena chez elle à Abidjan.
C’était en 1963.
Malheureusement, la classe de CM2 était pleine.
Il n’y avait plus qu’une place dans la classe du CM1 que je venais de finir. J’ai donc redoublé.
Cette année-là, j’ai milité dans le mouvement Cœurs Vaillants-Âmes Vaillantes dont les encadreurs étaient Sr Marietta Brou et Père Nicolas.
J’ai beaucoup échangé avec cette Sœur.
Grâce à ces échanges, aux prières et par le vécu fréquent de la communion et de la confession, ma vocation s’est affermie.
A la fin de l’année scolaire, Sr Marietta a demandé que les filles qui voulaient entrer dans la vie religieuse écrivent à leurs parents pour le leur signifier.
J’en ai parlé à ma tante qui m’a encouragée.
J’ai fait la lettre et l’ai remise à mon papa qui a partagé mon désir avec ma maman.
Tous deux ont été d’accord et heureux.
Mon père a donc rencontré Sr Marietta et en septembre 1963, il m’a accompagnée à Moossou où j’ai rejoint le juvénat des Sœurs de Notre Dame des Apôtres (NDA).
En octobre, je suis entrée au collège.
Au retour des congés de Noël, les Sœurs m’ont demandé de commencer le postulat.
C’est ce que j’ai fait.
Et voilà qu’à la fin de l’année scolaire, le 29 juin 1965, la congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Paix a vu le jour.

Les Sœurs de Notre Dame des Apôtres se sont retirées de Moossou et ont cédé la maison aux Sœurs de Notre Dame de la Paix.
J’ai voulu continuer avec les Sœurs NDA, mais elles m’ont demandé de rester dans la nouvelle congrégation.
Je ne voulais pas, mais Sr Agathe Divay a insisté et a fini par me convaincre.
J’ai donc fait le noviciat avec les Sœurs de Notre Dame de la Paix (NDP), puis le 12 septembre 1967, j’ai prononcé mes premiers vœux dans la congrégation avec Sr Marie Dorothée Djouampo et Sr Georges-Marie Ette.
Dans les communautés où je suis passée, j’ai été appelée à différents services : j’ai d’abord été affectée à Bingerville comme maîtresse d’internat, puis cuisinière à Treichville.
En 1973 j’ai commencé la formation de secrétaire sténo-dactylographe à Daloa, profession que j’ai exercée durant plusieurs années, avant de faire une formation catéchétique à l’ICAO (Institut Catholique de l’Afrique de l’Ouest) à Abidjan.
En 2012, j’étais à San Pedro pour le service au centre d’accueil et de spiritualité Cosse-A-Djo.
C’est de San Pedro que j’ai été affectée pour la mission pastorale à Castres.
Nous y sommes arrivées le 15 septembre 2012 et avons ouvert la communauté avec Sr Colette Okou, la responsable, et Sr Léonie Mandah.
Je suis restée à Castres pendant 2 ans.
Cette mission dans le Tarn m’a prise aux entrailles, je me suis donnée à fond pour apporter la paix et la joie à tous ceux que je rencontrais.
J’animais la liturgie à la chapelle du Carmel le dimanche lors de la messe de 18h ainsi que le chemin de croix les vendredis de carême.
Je visitais les personnes âgées et les malades.
J’animais aussi l’équipe des « Enfants Adorateurs ».
Je faisais partie de la chorale et je me rendais proche des personnes.
J’avais plaisir à encarter les feuilles paroissiales.
Je faisais la catéchèse, je participais aux rencontres des jeunes.
Ensuite, j’ai été affectée à Toulouse en 2014 et, depuis 2017, je vis dans une communauté du sud de la Côte d’Ivoire, à Dabou.
Là, j’accompagne les petits enfants de l’école primaire Notre Dame de la Paix
notamment lors du déjeuner, pour leur apprendre la propreté, la tenue à table, le partage et la joie d’un bon repas; et c’est avec grand plaisir que je leur sers le repas.
Ils adorent manger l’attiéké, l’alloco et le riz gras.
Tout cela contribue à leur croissance harmonieuse ; ils seront « les Artisans de Paix » de demain pour annoncer l’Évangile du Christ-Paix autour d’eux.
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J’adresse mes vives salutations à tous les diocésains d’Albi et spécialement à tous les paroissiens de Castres. Je conserve dans mon cœur une belle ambiance apostolique de la paroisse Ste Emilie de Villeneuve.
J’y ai accompli ma mission avec joie et dans la paix. »
| Prochainement, fin mai : Historique et charisme de la Congrégation de Notre Dame de la Paix |

