« Coopérateurs de Dieu » avec Saint Paul et Ste Émilie de Vialar

Après le Temps pascal et la Pentecôte, la liturgie en semaine nous invite cette année à écouter la 2ème Lettre de Saint Paul aux Corinthiens. Lundi 17 juin 2019, était donc lu le début du chapitre 6 (v. 1 à 10)  : « En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui…. »

Sr Rachel (en communauté à St-Affrique dans l’Aveyron) lit cette première lecture.
L’Evangile est proclamé par le diacre, Bernard Doat.

En l’église St-Pierre, le P. Clément Nonfodji, curé de la Paroisse St-Michel, a souligné combien, dans ces phrases de l’Apôtre des nations, se dévoile aussi tout le profil de la Sainte gaillacoise, Émilie de Vialar, fêtée le 17 juin !

Chaque expression de Saint Paul nous donne des repaires pour être tous missionnaires comme Ste Émilie :

– Nous sommes des coopérateurs de Dieu ! (cf. v. 1)

– Dieu fait porter du fruit à notre mission dans nos cœurs et autour de nous : « il dit dans l’Écriture : ‘Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru.’ Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut. » (v. 2 )

Selon les statuts édictés par Émilie de Vialar, fondatrice de la Congrégation de St-Joseph de l’Apparition, Sr Helena, Sr Rachel, Sr Dorothy et Sr Emiliana ont renouvelé leurs vœux.
Avec le curé, concélébraient les P. Hervé Crouzat, Roland Tochenali, Léon Dossou et Bernard Azémar

– Dans ce but, Émilie a accepté toutes les tribulations :

« […] par beaucoup d’endurance, dans les détresses, les difficultés, les angoisses […],  les fatigues, le manque de sommeil et de nourriture, par la chasteté, la connaissance, la patience et la bonté, la sainteté de l’esprit et la sincérité de l’amour, par une parole de vérité, par une puissance qui vient de Dieu ; nous nous présentons avec les armes de la justice pour l’attaque et la défense, dans la gloire et le mépris, dans la mauvaise et la bonne réputation. On nous traite d’imposteurs, et nous disons la vérité ; on nous prend pour des inconnus, et nous sommes très connus ; on nous croit mourants, et nous sommes bien vivants ; on nous punit, et nous ne sommes pas mis à mort ; on nous croit tristes, et nous sommes toujours joyeux ; pauvres, et nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout. » (v. 4 à 10).

« Sortons de nos cocons, poursuivait le P. Clément ; ne vivons pas en première classe ! Pour être missionnaires, vivons l’endurance ! »