Dominicaines de Ste-Catherine de Sienne, ougandaise et nigérianes, en visite à Albi

Du 1er avril au 3 mai, de jeunes Dominicaines de Ste-Catherine de Sienne visitent les communautés d’Italie et de France.
Quelques-unes de leurs impressions peu de jours après leur arrivée : en Europe, les églises et monuments attirent beaucoup de touristes.
Plusieurs groupes scolaires les visitent : une bonne formule, pensent-elles, pour prendre conscience de ses racines. Lors des célébrations dominicales, elles ont noté que les personnes âgées sont les plus nombreuses.

Dans la communauté d’Albi, elles sont très touchées par la présence active des sœurs âgées, par la joie qu’elles manifestent dans les petits services qu’elles rendent.
« Il y a de la joie à servir le Seigneur ! »

(De gauche à droite) Soeurs Chinenye, Gloria, Caroline, Veritas et Oge avec Sr Romina, italienne
Messe célébrée par le P. Rufin, ivoirien, vicaire à la Paroisse Ste-Madeleine et les Saints-Apôtres

Quatre d’entre elles sont du Nigéria où la Congrégation est présente depuis 30 ans. Le pays compte cinq communautés, parmi lesquelles le noviciat international pour l’Afrique.

Dans l’une des communautés, se trouve une Italienne, dans une autre une Pakistanaise; toutes les autres sont nigérianes.

La Sœur ougandaise explique que la Congrégation a fondé la première communauté dans son pays il y a 25 ans. Le tout premier contact eut lieu grâce à un prêtre ougandais qui a rencontré les sœurs durant ses études en Italie.
Elle-même désirait devenir religieuse depuis son enfance. La Vierge Marie et saint Dominique sont au cœur de sa vocation.

Sœur Veritas, du Nigeria, avait aussi le désir d’être religieuse.
Lorsqu’elle en a parlé au Dominicain qui était aumônier de la chapelle de son université, il lui a suggéré de connaître la Congrégation.

Très spontanément, Soeur Chinenye s’exclame :
« Ce qui m’a attirée au départ ? La beauté de l’habit et l’amour du Rosaire ! »
Elle confie que son choix de vie n’a pas été facile à accepter par ses proches; mais n’a-t-il pas germé en raison de la grande dévotion de son papa défunt pour la prière mariale ?

Sœur Oge qui vivait à proximité d’une ville où se trouve une communauté, a désiré mieux connaître les sœurs. Dès les premiers contacts, elle a été frappée par leur accueil chaleureux ainsi que par l’amitié qui les reliait.

Sœur Gloria vit actuellement avec sept sœurs qui ont entre 2 et 25 ans de profession religieuse. Elle-même chemine dans la Congrégation depuis 11 ans; elle a fait sa première profession il y a 5 ans.

 

Le 22 juin prochain, les sœurs nigérianes célèbreront leur profession perpétuelle ; Sœur Caroline la célèbrera en août en Ouganda.
Pour toutes, le charisme de Saint Dominique est très actuel.

« En effet, déclarent-elles, la plus grande hérésie, c’est de ne pas croire en Dieu et de devenir individualiste en laissant les moyens modernes et la consommation prendre toute la place et devenir nos idoles.
Notre présence peut parler au monde, notre vie doit dire Dieu ! »

Et quand on leur demande à brûle-pourpoint une parole qui nourrit leur cœur dans le présent, c’est la sagesse de la fondatrice, Mère Gérine, qui jaillit :
« Dieu pourvoiera ! » ou des versets évangéliques : « Tout ce que tu as fait au plus petit, c’est à moi que tu l’as fait », « Mon âme magnifie le Seigneur ».

Et Saint Dominique conduit les sœurs :
 » Embrassez la vraie charité ! Préservez l’humilité ! Faites trésor de votre pauvreté ! »

Rencontre faite le 12 avril 2019 par Rose-Line (Service Mission universelle)