Révision des lois de bioéthique : un réveil des citoyens de bonne volonté est absolument nécessaire

Alors que le Sénat s’empare du projet de révision des lois de bioéthique, un réveil des citoyens de bonne volonté est absolument nécessaire. Plus de 80% des participants aux États Généraux de la bioéthique en 2018 ont fait connaître leur opposition à la PMA qui entraîne l’absence de père pour l’enfant. Il semble que les élus sont prêts à ne tenir aucun compte de cette consultation démocratique et à voter en force des lois qui vont à l’encontre du bon sens, de la fraternité et de l’égalité.

Le Conseil permanent de la Conférence des Évêques de France vient de publier un texte « Aucun être humain ne peut en traiter un autre comme un objet ». Il souligne les très graves contradictions dans lesquelles le législateur engagerait le pays en votant des lois qui, en manquant de respect pour la dignité humaine, préparerait un avenir peu enviable pour les générations futures.

J’invite les catholiques du diocèse à faire connaître de manière ferme et courtoise aux élus, députés et sénateurs, leur inquiétude pour l’avenir de leur famille. Le législateur peut encore se ressaisir et faire entendre la voix du plus grand nombre sans succomber aux idéologies passagères et fallacieuses. Chacun sait à quel point l’absence d’un père est une blessure cruelle et profonde que subissent certains. Décider volontairement de l’infliger, ne serait-ce qu’à quelques-uns, est tout à fait inhumain.

Par ailleurs, comment comprendre que le tri sélectif des embryons qui supprime les êtres les plus fragiles puisse être considéré comme normal, alors que jusqu’à maintenant les pratiques eugéniques sont considérées comme un manque de respect de la vie qui réduit l’être humain à un objet de sélection. Le pape François n’a pas hésité à affirmer le 16 juin 2018 : « Au siècle dernier, le monde entier a été scandalisé par ce que les nazis ont fait pour traiter la pureté de la race. Aujourd’hui, nous faisons la même chose, mais avec des gants blancs. »

Se taire est impossible à un disciple du Christ qui sait que ce qu’il fait pour le plus petit de ses frères, c’est au Seigneur lui-même qu’il le fait.

† Jean Legrez, o.p.
Archevêque d’Albi

 

Eco evangelii

Députés

Première circonscription du Tarn — Cantons de : Alban, Albi Centre, Albi Est, Albi Sud, Anglès, Brassac, Castres-Est, Castres Sud, Lacaune, Montredon-Labessonnié, Murat-sur-Vèbre, Réalmont, Rocquecourbe, Vabre, Valence-d'Albigeois, Villefranche-d'Albigeois Deuxième circonscription du Tarn — Cantons de : Albi Nord-Est, Albi Nord-Ouest, Albi Ouest, Cadalen, Carmaux Nord, Carmaux Sud, Castelnau-de-Montmiral, Cordes-sur-Ciel, Gaillac, Graulhet, Lisle-sur-Tarn, Monestiés, Pampelonne, Rabastens, Salvagnac, Valderiès, Vaour Troisième circonscription du Tarn — Cantons de : Castres Nord, Castres Ouest, Cuq-Toulza, Dourgne, Labruguière, Lautrec, Lavaur, Mazamet Nord-Est, Mazamet Sud-Ouest, Puylaurens, Saint-Amans-Soult, Saint-Paul-Cap-de-Joux, Vielmur-sur-Agout

Sénateurs

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  • « Aucun être humain ne peut en traiter un autre comme un objet »

    Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, tient à exprimer son inquiétude devant le projet de révision des lois de bioéthique. Dans l’état actuel du projet de loi, trois points particuliers engageraient encore davantage notre société française dans des contradictions insolubles…