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Avis de décès du père Guy Rouquier

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Monseigneur Jean-Louis BALSA, archevêque d’Albi,

les prêtres, les diacres et les communautés chrétiennes du diocèse d’Albi,

ainsi que sa famille et ses proches,

font part du décès le samedi 14 mars 2026 à Mazamet dans sa 100e année de

L’Abbé Guy ROUQUIER

Ils vous invitent à partager leur foi en la Résurrection,

et leur espérance en la Vie éternelle,

en participant ou en vous unissant à la messe qui sera célébrée

le mercredi 18 mars à 15 h 

en l’église Saint-Sauveur de Mazamet
suivie de l’inhumation au cimetière de Saint-Amans-Valtoret

 

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Le père Guy Rouquier, un prêtre proche des gens et fidèle jusqu’au bout

Le père Guy Rouquier s’est éteint samedi 14 mars 2026, dans sa 100e année. À travers les mots qu’il avait confiés à RCF Pays tarnais en 2009, demeure le portrait d’un homme profondément simple, bon, attentif, et habité jusqu’au bout par la joie d’être prêtre.

Originaire de Saint-Amans-Soult, dans la vallée du Thoré, il disait s’être senti appelé très jeune. Enfant déjà, il “jouait à dire la messe” et se sentait attiré par la liturgie. Sa vocation s’est ensuite enracinée au petit séminaire de Barral, avant son entrée au grand séminaire en 1944, encore en pleine guerre. Il sera ordonné prêtre en 1950, avec une dizaine de confrères.

Après deux années comme surveillant à Barral, une mission qui lui convenait peu, il entre avec bonheur dans le ministère paroissial comme vicaire à Labruguière, où il restera douze ans. Il y découvre un apostolat qui lui correspond pleinement : les célébrations, la catéchèse, le patronage, les groupes de jeunes, l’accompagnement des adultes. Il disait s’y être senti prêtre “vraiment dans beaucoup de domaines”, particulièrement auprès des enfants et des laïcs engagés dans la vie de l’Église.

Nommé ensuite curé à Lacabarède pendant huit ans, puis à Payrin pour huit autres années, le père Guy Rouquier apparaît comme un pasteur très proche des familles. Il profitait des baptêmes, des mariages, des sépultures et des visites pour mieux connaître le milieu où il servait. Il a aussi traversé avec lucidité les grandes évolutions de l’Église et de la société, notamment l’élan du concile et les changements pastoraux qui ont suivi. Loin de s’enfermer dans la nostalgie, il regardait ces transformations avec réalisme et confiance.

À Castres, où il est envoyé ensuite pour aider dans les paroisses de Saint-Benoît et Notre-Dame de la Platé, son ministère prend un accent particulier : celui de la proximité avec les personnes malades et âgées. Il participe à la mise en place du Service évangélique des malades, accompagne les équipes de visiteurs, et se consacre aussi au mouvement Vie Montante. Même âgé, il continue ce service avec fidélité, célébrant la messe dans des maisons de retraite, à la maison Saint-Joseph rue Meyer ou encore auprès des personnes en longs séjours à Aussillon, souvent atteintes de la maladie d’Alzheimer. Il évoquait avec émotion ces “amen” qui surgissent, ces signes de croix retrouvés, comme des traces vivantes de la foi.

Ce qui frappe dans ses paroles, c’est aussi sa manière de parler du sacerdoce, avec beaucoup d’humilité. Pour lui, le prêtre c’est d’abord celui qui sert. Il disait son émerveillement de pouvoir célébrer l’eucharistie ou donner le sacrement de la réconciliation, tout en se sachant “très faible, très fragile”. “Nous ne sommes que serviteurs”, confiait-il ; et lorsqu’il célébrait, il croyait que “c’est Jésus qui parle par ma voix, par ma faible voix”.

Le père Guy Rouquier était aussi un homme de fraternité. Heureux de vivre et de partager avec les prêtres plus jeunes, il disait admirer leur élan et cherchait auprès d’eux de quoi ne pas perdre le sien. Il refusait de s’enfermer dans le passé, convaincu qu’“à chaque temps, il y a quelque chose de nouveau qui arrive” et que ce renouvellement est aussi voulu par le Seigneur. Cette confiance dans les autres, dans l’Église et dans l’avenir traverse toute son interview.

Enfin, s’il fallait retenir une image spirituelle du père Guy Rouquier, ce serait celle des disciples d’Emmaüs. C’est le passage d’Évangile qu’il disait aimer particulièrement relire. Il y voyait à la fois l’appel à se mettre à l’écoute du Christ et la mission de porter aux autres la parole reçue. Toute sa vie sacerdotale semble tenir dans cette double fidélité : écouter Jésus et marcher avec les autres.

Aujourd’hui, en rendant grâce pour sa longue vie de prêtre, c’est le souvenir d’un homme bon, discret, proche, profondément enraciné dans son pays tarnais et tout entier donné au service de l’Évangile qui demeure.

© MF Teste
©MF Teste