Rentrée des acteurs du diocèse
C’était les 16 et 17 septembre la rentrée des acteurs de l’Église catholique dans le Tarn. Prêtres, diacres, laïcs en mission ecclésiale se sont retrouvés pour deux jours au camping de Rousieux, près de Serviès. Les secrétaires de paroisse étaient également présentes lors de la première journée.
« Chacun de nous est un membre de ce corps »
La rencontre a débuté par un temps de prière animé par le vicaire épiscopal Jean-Marc Vigroux, autour de la lecture du chapitre 12 de la première lettre aux Corinthiens (« Vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps »). Tous ont chanté à l’unisson : « Nous sommes le corps du Christ ».
Un premier temps centré sur notre foi
Le premier atelier a permis de revisiter nos « bases » à travers un temps sur notre foi :
- Qu’est-ce qui construit, anime ma foi ?
- Comment suis-je témoin ?
- Comment ma foi alimente-t-elle ma mission ?
- Comment ma mission sert-elle la foi de l’Église et la Mission ?
Cette réflexion a d’abord été menée individuellement, puis en binômes, certains en marchant, d’autres assis ici ou là, répartis dans l’espace du camping autour de la salle de réunion. Le partage, d’abord à deux puis à six, a permis de confronter nos réalités et d’embrasser la diversité de ce qui construit notre foi et nourrit notre mission.
La nécessité d’une démarche de conversion pastorale
Mgr Jean-Louis Balsa a conclu ce temps en rappelant l’importance de l’appartenance à un corps et la nécessité d’une démarche de conversion pastorale, s’appuyant sur le texte conversion pastorale paroisse (29 juin 2020 – Congrégation pour le Clergé, n°3-5).
La nécessité de se former
Pour terminer la matinée, Marie-Véronique Du Pasquier, responsable de la formation diocésaine, a présenté les différents parcours et formations de l’année, en mettant l’accent sur deux grandes nouveautés :
- Le parcours Voyage au cœur de la foi ;
- La possibilité de suivre un grand nombre de formations en visioconférence (tout en conseillant de les suivre de préférence en groupe pour favoriser les échanges).
La matinée s’est conclue par la messe et la remise des nouvelles lettres de mission (ou leur renouvellement pour certains).
Un deuxième temps centré sur l’avenir
La réflexion a démarré par un constat : dans quatre ans, il ne restera plus que 27 prêtres. Cette situation appelle à réfléchir autrement et à réinventer, en remettant en perspective la nécessité de la conversion pastorale évoquée le matin.
Les questions ont d’abord été travaillées en groupes paroissiaux :
- Quels sont nos désirs, enthousiasmes et préoccupations, cette « sainte insatisfaction », pour l’évangélisation dans nos paroisses ?
- Quelles conséquences pour nos paroisses ? pour les laïcs en mission, les diacres et l’annonce de l’Évangile ?
Un partage inter-paroisses
Le questionnement s’est prolongé par un dialogue interparoissial :
- Quelles collaborations pour annoncer l’Évangile ensemble ?
Pendant la pause, chaque groupe a déposé un morceau de puzzle représentant la forme de sa paroisse, sur lequel étaient collés trois post-it : une préoccupation, une joie et une proposition.
Un partage diocésain
Enfin, nous avons mis en commun nos réflexions. Une « confrontation » qui permet de mieux embrasser la réalité du territoire tarnais dans son ensemble et ce qui se vit à côté de nous.
Deuxième jour : avancer dans la synodalité
Une expérience pour sortir de sa zone de confort
Rien de tel qu’un atelier ludique assorti d’une expérience inhabituelle pour bousculer nos automatismes. C’est ce qu’a proposé le père Daniel Rigaud, vicaire épiscopal en charge de la diaconie et fin connaisseur des jeux de société.
Répartis en petits groupes, nous avons été placés dans des situations imaginaires où il fallait prendre des décisions. Chacun devait en outre endosser le rôle d’un paroissien dont il avait reçu le portrait (rôle, caractère, charisme), généralement bien éloigné de sa propre personnalité !
Un deuxième temps de relecture de la mission
Après plusieurs mises en situation, nous avons identifié les difficultés des décisions synodales et les possibilités qu’elles ouvrent. Puis nous avons effectué une relecture de la mission et de la réalité de notre travail pastoral.
Apport de Mgr Balsa sur la synodalité
Mgr Balsa nous a invités à nous référer au texte du Synode sur le Synode et à mettre en perspective l’Église que nous sommes avec le mystère de la Trinité.
Il a rappelé l’origine étymologique du mot « synode », issu du grec sun (« ensemble »), équivalent de cum en latin. Le synode, c’est donc « marcher ensemble ». Mais pas de n’importe quelle manière : il faut partir du mystère trinitaire. L’Église tire son unité de l’unité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Il s’agit donc de mettre en perspective l’Église que nous sommes avec la Trinité, de façon concrète.
Chacun a sa place : il est nécessaire de préciser les rôles de chacun. Ensuite, il est essentiel de ne rien faire seul, mais d’appeler autour de soi. Jésus appelle douze apôtres. Il ne prend pas les volontaires, mais choisit des personnes précises, en vue d’en rejoindre et d’en sauver d’autres. Il établit Pierre comme premier parmi ses pairs, garant de l’unité.
Apparaît donc un modèle : « Un, quelques-uns, tous ».
L’Église trouve son unité dans l’unité de la Trinité.
« Numquam duo, semper tres » !




