Décès du Père André Nouvel
les prêtres, les diacres,
les communautés chrétiennes du diocèse d’Albi,
L’Abbé André NOUVEL
Ils vous invitent à partager leur foi en la Résurrection,
et leur Espérance en la Vie éternelle,
en participant ou en vous unissant à la messe qui sera célébrée
le samedi 9 août à 10 h 30
en l’église de Trébas
Le Père André Nouvel vient de nous quitter à l’âge de 86 ans et un jour. En effet né le 5 août 1939 il est décédé ce 6 août 2025 en la fête de la Transfiguration.
Il était né à Villeneuve sur Tarn dans une petite ferme de la vallée du Tarn où il grandit avec son frère. Il est marqué dans sa jeunesse par la figure de l’abbé Tressol, curé de Trébas et Villeneuve qui lui fait découvrir la dynamique de l’Action Catholique : Écouter la réalité de la vie des gens, Discerner un sens à la lumière de l’Évangile et enfin Agir pour prendre sa vie en main.
Sa génération est celle de la guerre d’Algérie à laquelle il a participé et qui restait pour lui un souvenir douloureux. C’est aussi la génération du Concile Vatican II signe de renouveau pour l’Église.
Ordonné prêtre le 29 juin 1965 ses premières années de ministère lui font découvrir les paroisses de la Madeleine à Albi, de Lavaur, de Carmaux, mais c’est comme curé de Valdériès et dans la partie rurale du carmausin qu’il va donner toute sa mesure pastorale de 1977 à 2001. Le lien qu’il noue avec Monseigneur Roger Meindre, archevêque d’Albi de 1989 à 1999, l’encourage dans sa mission.
Il va créer des équipes d’action catholique en milieu rural. Action Catholique des Enfants, puis Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne. Avec les adultes ce sont des équipes de Chrétiens en Monde Rural où il est attentif en particulier aux ouvriers agricoles. Il accompagnera aussi l’Action Catholique en monde Ouvrier.
Participant à la vie du village il s’investit dans la vie du club de rugby.
Nommé ensuite dans l’équipe des prêtres de Carmaux il s’intéresse à la vie des mineurs de « la Découverte ».
Dans les groupes de catéchisme des enfants il souhaite responsabiliser les parents. Avec les paroissiens il veut sortir des chemins convenus, il aime que les gens interrogent le contenu de leur foi, se posent des questions pour toujours mettre leur vie en accord avec l’Évangile. Tout cela n’est pas forcément bien reçu.
Il faut dire qu’André a une carrure intimidante, une voix franche, un langage direct et fleuri. Mais sous ses dehors impressionnants se cache aussi un cœur généreux plein d’amitié pour les gens rencontrés, soucieux de la vie de chacun. André était un homme de grande simplicité, de proximité, d’esprit ouvert, bricoleur et cultivé, grand lecteur.
Il passe une dizaine d’années dans le service de la communauté des sœurs du Sacré-Cœur de Valence puis se retire enfin en maison de retraite à Trébas où il s’est éteint.
André avait choisi d’être prêtre de l’Église de Jésus Christ. La pudeur empêche parfois de découvrir les racines d’une vocation mais on peut dire qu’il s’agit toujours d’une amitié pour la personne de Jésus ressuscité, du désir d’imiter ses attitudes, sa proximité avec les petits et les pauvres, son amour pour les gens et de se laisser guider par son enseignement.
Le ministère de prêtre conduit alors à l’amour du monde et au service de l’humanité. Je ne doute pas qu’André se soit entendu dire par le Père miséricordieux, comme pour Jésus en ce matin de transfiguration : « Tu es mon fils, c’est toi que j’ai choisi, en toi je trouve ma joie ».
Les obsèques d’André ont eu lieu le samedi 9 août en l’église Saint Blaise de Trébas. Il repose auprès des siens au cimetière de Villeneuve sur Tarn.
Jean-Marc Vigroux
