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Décès de frère Jacques Albert, t.o.r.

Frère Jacques Albert

 

 

Monseigneur Jean-Louis BALSA, archevêque d’Albi,
La communauté franciscaine de la Drèche,
les prêtres, les diacres et les communautés chrétiennes du diocèse d’Albi
ainsi que sa famille et ses proches,

font part du décès le 29 juin 2025 au couvent de La Drèche de

Frère Jacques Albert, t.o.r.

Ils vous invitent à partager leur foi en la Résurrection,
et leur Espérance en la Vie éternelle,
en participant ou en vous unissant à la messe qui sera célébrée

le jeudi 3 juillet à 10 h

au sanctuaire Notre-Dame de La Drèche
(suivie de l’inhumation au cimetière des franciscains,
dans la clôture du couvent de La Drèche.)

 

 

Né à Mazamet en 1936, dans une famille attachée à la paroisse Saint-Sauveur, Jacques Albert grandit au rythme de la liturgie et des chants d’Église qui berceront toute son existence. Pour son éducation, ses parents l’envoient au petit séminaire d’Ambialet le 28 septembre 1946.

Là, il découvre la vie communautaire, décroche le baccalauréat, puis approfondit la philosophie à Notre-Dame de la Drèche, se passionnant pour l’Écriture et pour la figure de saint François, dont la simplicité deviendra son idéal.

En 1956, à vingt ans, il sollicite son admission au noviciat franciscain et est envoyé chez les Frères Mineurs de Béziers, guidé par le père Jean de la Croix, liturgiste exigeant qui lui transmet le goût du beau et la fraternité franciscaine

Sa formation est interrompue par le service militaire : dix mois à Montlhéry puis vingt-neuf en Algérie, de 1960 à fin 1961, expérience rude mais féconde qui l’ouvre à la diversité humaine et conduit deux camarades de chambrée jusqu’au baptême.

De retour au couvent, il est ordonné prêtre en septembre 1964, rendant grâce pour « tant de miséricordes reçues »

Son élan missionnaire l’emporte bientôt au Brésil : en 1967, il rejoint São Paulo puis parcourt à cheval la « dessobriga » du Mato Grosso, reliant village après village sous une chaleur parfois suffocante. Six mois plus tard, la santé l’oblige à rentrer. Le curé de Fontenay-aux-Roses lui demande de rester ; il y vivra douze ans et demi, animant catéchèse, scoutisme, groupes Vie Montante et visites hebdomadaires dans six maisons de retraite, entraînant plus de soixante-dix bénévoles dans un vaste ministère de proximité

En 1983, il est nommé curé et recteur du sanctuaire Notre-Dame de la Drèche. Pendant vingt-deux ans, il y célèbre plus de huit cents baptêmes et mariages, assure trois messes dominicales qui rassemblent jusqu’à cinq cents fidèles et accueille les grands pèlerinages du mois de mai. En 2004, un infarctus du nerf optique le prive presque totalement de la vue ; il apprend alors à dépendre de la Providence et de l’amitié, confiant que « la pauvreté franciscaine commence quand on accepte d’avoir besoin des autres ».

 

Portons-le dans notre prière, dans l’espérance de la résurrection.

 

 

« Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur la mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper. à tes très saintes volontés, car la seconde mort ne leur fera point de mal. Louez et bénissez mon Seigneur et rendez-lui grâces, et servez-le avec grande humilité ».

Cantique de Frère soleil – Saint François d’Assise. 🌿

 

Sources : chemin de vie août 2014  – radio RCF – interview de Michel Amalric