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Brassac : un lifting à 97 ans !

Arrivé en septembre 2019, le Père Louis Debon a permis que fin février 2020 l’entreprise Solaco redonne à l’église saint Georges une façade propre.

Elle aura 97 ans le 23 juin, c’est la plus jeune église de la montagne et la cinquième à Brassac. En juin 1923, Monseigneur Pierre-Célestin Cézérac est venu la bénir devant une foule en liesse. Il partit du presbytère sur un chemin couvert de pétales de roses, relate un Brassagais dans le bulletin diocésain des catholiques du Tarn. La foule chante à plein poumon un cantique, tandis que le pasteur bénit l’extérieur, puis l’intérieur de l’édifice. La nouvelle église toute pimpante est ouverte au culte après des années de soubresauts divers.  Une messe solennelle y est chantée. Elle est l’apogée pour le jeune curé constructeur : l’abbé Henri Blanc, qui en aura la fidèle reconnaissance de tous les paroissiens jusqu’à son décès en 1962. Il y repose à l’autel du souvenir.

En 1899  la précédente église en face du presbytère a été fermée sur ordre de la municipalité. Elle était devenue dangereuse pour l’accueil au public. Dressée en 4 mois, sur un terrain voisin gracieusement prêté par Karl du Bernard, l’église de bois servira plus de 20 ans « Par temps de pluie, l’eau s’écoulait de partout à travers le carton bitumé de la toiture. Pour la recueillir on mettait des cuvettes sur les confessionnaux moisis et parfois, on protégeait la statue de plâtre de saint Georges, cet intrépide guerrier… avec un parapluie ! ».

Le 24 juin 1912, le curé Henri Rabaud a posé les assises de la nouvelle église, à cinquante mètres de la précédente. Ceci nécessita l’opération exceptionnelle de « tourner » l’église en bois qui ne fut pas démontée, mais déplacée très lentement sur des rondins de bois, et se retrouva sur l’emplacement actuel de la salle Saint Georges. Des problèmes de fondations, puis la guerre de 14-18, vinrent suspendre le projet. La génération de 1921 va s’atteler à la tâche dans une bel élan local, animé par un énergique curé arrivé cette année-là, l’abbé Henri Blanc. Toute la population de Brassac fut galvanisée par lui. Il lance une souscription. Plus de 600.000 francs fournis en 1925 par une population de deux mille âmes. Des ouvriers, des besogneux, qui financent à eux seuls l’édification de leur église. Quêtes à domicile (une ouvrière s’excuse de ne donner que 1.000 francs de 1922, toutes ses économies), quêtes aux offices où chaque participant verse au moins un franc ; enfants portant leur tirelire, dons anonymes venus de divers milieux mêmes protestants. L’effort commun de tout un peuple, comme au beau temps des cathédrales !

Depuis, cette vénérable dame a vu se faire baptiser, faire la première des communions, la profession de foi, la confirmation, se marier, et les funérailles de milliers de paroissiens. Chaque génération, chaque curé, a su prendre soin d’elle pour la converser belle et en bon état.

Ce 24 février, l’entreprise Solaco est venue pour un énième nettoyage de la façade de la presque centenaire. Les carreaux de protection qui étaient cassés ont été remplacés. Dans trois ans, la plus jeune église de la montagne sera centenaire.

J.L.B.

Construction de l'église Saint-Georges de Brassac
Abbé Henri Blanc, curé constructeur de l’actuelle église de Brassac
Les anciennes églises de Brassac