Festival pour la Paix entre Jeunes allemands et français

1918-2018 : centenaire de la fin de la 1ère guerre mondiale.

2500 jeunes du MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne) de France et du KLJB (MRJC allemand) s’étaient donné rendez-vous pour un Festival international pour la Paix du 2 au 5 août 2018 à Besançon.

« C’était le rendez-vous à ne pas manquer. Le MRJC n’organise ce genre de grand rassemblement qu’une fois tous les sept ans.

C’était l’occasion pour nous de revoir des amis du MRJC venant de toute la France, de rencontrer de nouvelles personnes, de parler avec des Allemands… Il y avait des ateliers toute la journée qui traitaient de divers sujets axés autour de cinq thèmes majeurs : Agriculture et souveraineté alimentaire ; Démocratie ; Economie et travail ; Eglise, foi et spiritualité ; Vivre ensemble et habiter la terre. Nous avons pu, selon nos envies, participer à des débats, plénières, conférences, jeux de rôles, excursions, travaux manuels, jeux en plein air… Il y en avait pour tous les goûts, le plus difficile était de choisir quoi faire car nous ne pouvions pas être partout !

  • Combien d’Occitanie ?
    Nous étions une trentaine de personnes de la région. Le plus jeune avait 17 ans. Quelques adultes nous ont accompagnés.

Plusieurs des participants venus d’Occitanie

  • Pour toi, quels ont été les moments forts ?
    Il y en a eu beaucoup durant ce festival. Les soirées animées par les concerts en font évidemment partie : La caravane passe – Disiz la Peste – Komorebi – Les forges de l’orge. Il y avait aussi les promenades dans le camp fraîchement installé, où des centaines de tentes ont été montées. Cela peut paraître anodin mais, lorsqu’on prend le temps de s’arrêter et de regarder cette petite ville éphémère, on se rend compte de toute la richesse qui la compose. On se délecte alors de promenades dans les allées puis les ruelles formées par les camps de chaque groupe. Il y a eu aussi la signature d’un traité de paix entre le MRJC et le KLJB. Pour se rappeler que la paix n’est toujours pas acquise et qu’il faut continuer de lutter pour elle. Mais pour moi, le temps le plus fort de ce festival fut sans hésiter la célébration du dimanche matin célébrée par l’évêque de Besançon. Plus de 2000 personnes réunies dans la même salle pendant quelques instants, c’est le seul moment du festival où tout le monde participait à la même activité. Ce temps fut tout aussi intense par les moments de silence que par les chants entonnés à pleine voix.

  • Et avec les Allemands ?
    Tous les moments communs étaient traduits en français et en allemand. Il y avait des ateliers en français, d’autres en allemand, mais aussi en anglais pour permettre à tout le monde de se comprendre. Ce que je retiendrai des Allemands, c’est leur joie d’être à ce festival, avec nous. Il était assez facile de repérer les campements allemands car ils chantaient ou écoutaient de la musique en permanence. Ils étaient là, à Besançon, et on ne pouvait pas l’oublier. Au final, il n’était pas très difficile de sympathiser avec eux, même lorsque la barrière de la langue était présente, il suffisait de parler un langage universel pour se faire comprendre : celui de la fête.

 

  • Une suite à ce festival ?
    En 2019, le MRJC fêtera ses 90 ans. Il n’y aura probablement pas de gros rassemblements organisés par le MRJC national, mais il y aura des choses organisées partout en France. En Occitanie aussi, nous organiserons des événements à notre échelle. »

Pour le diocèse d’Albi, contacter : Cloé Robert – tél : 06 78 75 22 77 –  tarn@mrjc.org