Initiative en rural : installation d’agriculteurs en montagne… et woofing !

Le rassemblement Terres d’Espérance 2020 se prépare ! Cette rencontre nationale, pilotée par la mission en monde rural de la Conférence des Évêques de France, veut proposer, en particulier aux ruraux, l’espérance de l’Évangile, la lumière de Laudato Si’ et la parole d’une Église servante des plus éprouvés, des familles et de la société.

Cet événement permettra de partager des expériences variées et des projets nouveaux. Déjà, découvrons certaines initiatives innovantes en rural, dans le Tarn… 

Soutien à l’installation de jeunes agriculteurs,

dans une agriculture différente, en montagne

1. Le contexte – La genèse 

Sur notre territoire se dessine une nouvelle forme d’agriculture autour de jeunes qui veulent vivre simplement dans cette montagne isolée.

Ils cherchent des terres pour faire du maraîchage et mettre quelques animaux, sans entrer dans le système productiviste.

C’est la situation d’Hugo qui est là depuis quatre ans ou celle de Jean-Claude, installé depuis longtemps, pionnier de l’agriculture biologique, qui montrent que cela est possible.

2. Description de l’initiative et objectifs

L’objectif est de vivre en harmonie avec la nature et d’être le plus autonome possible, vendre ses produits sur les marchés d’été car il y a une forte demande à ce moment-là.

Le maraîchage, les pommes de terre, les fruits rouges transformés (sirops, confitures, glaces), les châtaignes … se développent très bien.

Pour le moment Hugo vit aussi d’aides sociales mais il pense être autonome d’ici 2 ans, et il pratique le woofing : un système qui permet de partager des savoirs, d’échanger dans la convivialité contre le gîte et le couvert. Cela existe dans le monde entier, principalement dans des formes en agriculture biologique.

3. Les acteurs

Sur le territoire de la montagne, les petites exploitations de moins de 30 ha ont pratiquement disparu. Cela accentue la désertification. Plusieurs agriculteurs arrivent à l’âge de la retraite sans avoir de repreneur. Il y a aussi quelques paysans qui essayent de ne pas rentrer dans le modèle productiviste.

Des jeunes comme Hugo et Clément sont reconnus sur des projets différents. On essaie de les entourer.

4. Qu’est ce que cela produit ?

En relation aux autres : dans ce coin de montagne, isolé et boisé aux deux tiers, être agriculteur oblige à rentrer en relation avec les autres. Pour Hugo, produire pour vendre passe par la nécessité de créer un réseau pour écouler sa production. Un partenariat de confiance s’établit entre le producteur et le consommateur.

En  relation à l’environnement : Leur objectif est de vivre en harmonie avec la nature et d’être le plus autonome possible.

En  relation à soi-même : Hugo et d’autres ont étudié, voyagé, parfois exercé une activité professionnelle en ville. Et un jour, ils se décident à se fixer ici en choisissant une façon de vivre très sobre. Hugo demande des conseils, des aides pour le matériel et cela fait prendre conscience de la nécessité de marcher ensemble. Les voisins, agriculteurs ou non, les encouragent. Ils se sentent reconnus, entourés, des liens se sont tissés.

En  relation à Dieu : Cette façon de faire le monde, de rompre le système, dans le respect de ce que chacun est, de ce qu’il porte en lui ; au lieu de de fermer, cela nous ouvre aux autres. L’Évangile nous révèle que le Royaume de Dieu se passe comme ça. Cela appelle les gens à se lever, à se mettre en lien.

Photo : Sébastien Bourguet - Unsplash

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