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JMP 2026 : Temps forts priants et enrichissants dans le Tarn Sud

Chaque 1er vendredi de mars se déroule la Journée Mondiale de Prière des femmes.
La J.M.P. est un mouvement œcuménique mondial auquel participent actuellement plus de 120 pays.

Chaque année, ce sont les femmes d’un pays différent qui l’organisent.
Cette année, les femmes chrétiennes du Nigeria invitaient à la prière.

Le vendredi 6 mars, des Tarnaises de l’Église Protestante Unie de France (EPUF) et de l’ACF (Action catholique des Femmes) ont donc organisé des célébrations à Castres, à Mazamet et à Albi*.

*[Retour sur la JMP albigeoise dans un futur article]

 

  • Sonia et Dominique évoquent cette belle journée sur Castres, dans le journal « Résister » de la paroisse protestante du Centre Tarn et pour le partage avec les communautés catholiques :

« C ‘est sur une musique africaine gaie et rythmée que les responsables de la Journée Mondiale de Prière ont accueilli la quarantaine de participants venus à la salle paroissiale de l’EPUF pour ce temps de louanges et de prières.

L’équipe de préparation avait nappé les tables de tissus africains et les avait décorées d’objets du quotidien, statuettes, bijoux du plus bel effet.

Après un diaporama présentant le Nigéria, le pasteur Pierre Muller a approfondi le texte de l’Evangile de Matthieu choisi par les femmes rédactrices de la célébration ; ces versets portaient sur les paroles de Jésus :
« Venez à moi, vous qui êtes fatigués et je vous donnerai le repos ».

Grâce à une animation soignée et variée, les chants et les prières se sont succédé et un goûter a terminé cet après-midi festif.

Vidéo 

La J.M.P s’est poursuivie le soir à la chapelle du Couvent bleu par la Célébration ; celle-ci débutait par le diaporama sur le Nigéria

et se poursuivait par plusieurs temps forts, notamment par la lecture de trois témoignages émouvants de femmes nigérianes, évoquant les lourdes conséquences du veuvage, le poids de la persécution religieuse et les fardeaux de la pauvreté et du désespoir.

Chacune de ces lectures était suivie d’un geste hautement symbolique : en effet, chaque lectrice, portant une écharpe noire, venait la déposer au pied de la croix et recevait en échange une écharpe colorée.
Ce geste exprimant la portée du verset central de cette J.M.P dans Matthieu § 11, v. 28-30.

Les participants ayant reçu un galet ont été invités ensuite à écrire dessus leur fardeau personnel et, après l’avoir déposé, ils ont reçu un signet porteur du message :
« Venez ! Je vous donnerai le repos. »

La célébration a été enrichie de temps de prières d’intercession et de chants ; les projets d’offrandes pour soutenir diverses missions humanitaires présentes au Nigéria ont ensuite été proposés. Merci à toutes celles et tous ceux qui, par leur don, ont contribué à répondre à ces appels.

Pour clôturer la soirée, nous avons pu échanger et partager sur cette journée enrichissante, tout en goûtant à quelques recettes de gâteaux et de boissons du Nigéria.

Le groupe local se réjouit du nombre de participants lors de ces deux temps de rencontre.
Il donne rendez-vous l’an prochain pour les 100 ans de la Journée Mondiale de Prière. »

 

[Copyright photos : A. Sélaries et J. Gardes]

 

  • Célébration pleine de recueillement à Mazamet
Chant affiche et Bible

En l’église du Sacré-Cœur à Mazamet, c’est une assemblée désireuse de prière et d’ouverture à un monde de paix, qui s’était rassemblée pour vivre cette JMP en communion avec les femmes nigérianes qui subissent de fortes oppressions et avec tous ceux et celles qui portent de lourds fardeaux.

L’assemblée, partie-prenante dans l’écoute, la prière, les chants

La célébration a été conduite tour à tour par une représentante de l’EPUF, une de l’ACF et une de l’Armée du salut.
Elles ont aussi parlé et prié d’une seule voix !

Les témoignages, écoutés avec intensité, évoquaient la traversée de grandes souffrances :

Béatrice, veuve à 28 ans et mère de trois jeunes enfants, a été alors frappée de plein fouet par la pauvreté.
Le plus inspirant pour elle a été la résilience et la foi d’autres veuves de son âge qu’elle a vu œuvrer inlassablement au service de l’église et soutenir d’autres femmes.


Aujourd’hui, elle utilise le peu de ressources dont elle dispose pour en soutenir d’autres ; son fardeau reste lourd, mais elle le dépose aux pieds de Jésus et y trouve le repos.

Jato vit dans le nord du pays.
Elle est hantée par la captivité d’une jeune de l’âge de sa fille qui se trouve prisonnière de Boko Haram depuis huit ans.
« Comment trouver son fardeau léger ? Uniquement par la grâce de Dieu ! Notre force ne vient pas de l’attente d’une vie facile. Au contraire, elle est enracinée dans notre conscience que le Christ marche à nos côtés dans nos épreuves. »

Blessing évoque la pauvreté et le désespoir mais elle témoigne :
« La fidélité de Dieu nous apparaît même dans nos luttes.
Nous sommes peut-être accablées mais nous ne sommes pas brisées.
Nous continuons de travailler, d’espérer, de prier pour notre pays. »

Dans la prière commune qui suivit, tous confièrent leur engagement à être les mains et les pieds du Christ dans ce monde qui aspire à l’espérance et au repos.

Verre de l’amitié convivial avant de repartir

[Copyright photos : A. Ahkane]

  • A Mazamet comme à Castres, la présence d’un pasteur – Pierre Muller à la Salle paroissiale de l’EPUF et Françoise Pujol en l’église du sacré-Cœur-, ainsi que celle des curés –le P. Laurent Pistre et le P. Philippe Sènes – ont souligné l’importance de cette Journée mondiale et combien les femmes sont disciples du Christ, annonçant en tous lieux, dans la joie comme dans les épreuves, qu’Il est notre Sauveur.

Rose-Line C., Service Mission universelle