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Homélies de Mgr Balsa au pèlerinage à Lourdes 2026

Homélie du vendredi 31 Juillet 2026
Oouverture du pèlerinage diocésain à l’église Sainte Bernadette

Lourdes 2026 – Homélie Mgr Jean-Louis Balsa – Jour 1

Homélie du samedi 1er août 2026
Journée diocésaine – basilique Saint Pie X

Homélie de Mgr Jean-Louis Balsa samedi 1er août 2026 au pèlerinage Diocésain à Lourdes

Messe internationale du dimanche 2 août 2026

présidée par Mgr Jean-Louis Balsa – basilique Saint Pie X

1/ En vidéo

Messe internationale de Lourdes du August 2, 2026

Homélie de Mgr Balsa se trouve à 43:35

2/ En texte

Depuis la nuit des temps, les êtres humains ont pensé que Dieu était insensible à la misère humaine.

Et encore aujourd’hui, on pourrait penser que Dieu est indifférent à la misère du monde.

 

Certains disent : pourquoi Dieu n’intervient-il pas alors qu’il y a aujourd’hui, et en ce moment même, des guerres partout, des gens qui souffrent dans le monde, des gens qui meurent.

Et que fait Dieu pour les maladies et les handicaps de nos frères et sœurs qui viennent à Lourdes ?

Dans le monde, et peut-être certains parmi nous ont fini par ne plus croire en Dieu, ou même conclure que Dieu n’existe pas, tellement la souffrance et l’injustice les ont blessés.

 

Oui, que fait Dieu, qui est Dieu ?

Ce sont des questions terribles et légitimes qu’il ne faut pas avoir honte de poser devant Dieu. Dieu accepte que nous criions vers Lui et ici, à Lourdes, c’est le bon endroit pour parler à Dieu en vérité, Lui dire ce que nous avons sur le cœur.

 

Il y a quelques instants, Dieu vient de nous répondre en nous adressant une parole forte, à nous qui avons soif de vie, soif de bonheur.

 

Par la bouche du prophète Jérémie, Dieu a manifesté sa compassion pour nous en nous disant : « Vous qui avez soif, venez, voici de l’eau ».

Bien avant Jésus-Christ, Dieu a promis d’étancher notre soif, de nous donner Lui-même à manger sans rien Lui devoir ».

 

Mais toujours par la bouche du prophète Jérémie, Dieu nous a aussi renvoyé à notre responsabilité : une partie de nos problèmes, de nos souffrances vient de nous, nous dit Dieu : « Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? ».

 

Dieu nous propose aujourd’hui de l’écouter mais surtout d’accepter de ne pas compter sur nous-mêmes. Et surtout, Il a promis une alliance éternelle avec chacun d’entre nous.

 

Cette alliance est devenue concrète lorsque Dieu a décidé de devenir un être humain comme nous par compassion pour nous.

Cet homme avait reçu de Marie le nom de Jésus parce que Marie avait pris Dieu au sérieux.

 

Il y a 2000 ans, l’Évangile de Matthieu vient de nous dire que Jésus « a vu une grande foule de gens et qu’il a été saisi de compassion ».

Alors qu’il était Dieu, alors que comme Dieu, Il était épargné par la souffrance et la mort, alors que comme Dieu, Il n’avait pas eu d’accident de la vie, alors que comme Dieu, il n’avait pas de maladie incurable, alors que comme Dieu, Il était tout-puissant, Jésus, Dieu fait homme, a décidé de souffrir de nos souffrances et d’assumer Lui-même nos difficultés en les vivant réellement.

 

Aujourd’hui comme hier, Jésus nous donne la vraie nourriture dont avons besoin pour vivre, nos pas comme des morts vivants, mais comme des vivants jusqu’à notre mort.

Cette vraie nourriture, c’est Lui Jésus : Il ne cesse de se démultiplier comme lorsqu’Il a multiplié les cinq pains et les deux poissons.

C’est comme cela que nous pouvons être totalement nous-même quel que soit notre état de vie ou notre état de santé, parce qu’il nous fait devenir ce qu’Il est.

 

Si nous avons faim de bonheur, si nous avons soif de vivre, c’est ici, maintenant et dans chaque Eucharistie que Dieu nous rassasie de Lui-même.

Les douze paniers pleins qui sont restés après la multiplication des cinq pains et des deux poissons, c’est l’Église qui est chargée par Jésus jusqu’à la fin du monde de nourrir de la vraie nourriture.

L’Église que nous formons est la mémoire vive des paroles de Jésus et le « garde-manger » qui sera toujours là pour nous faire vivre.

 

Dans quelques instants, lorsque les prêtres prononceront les paroles de Jésus pour consacrer le pain et le vin, écouter bien la conclusion de Jésus : « Faites ceci en mémoire de moi ».

Jésus ne dit pas : ‘dites à l’infini ce que j’ai fait’.

Il dit : « faites ce que j’ai fait ». Si vous-mêmes vous avez faim et soif, donnez-vous en nourriture à ceux qui ont faim et soif, donnez votre vie : vous serez nourris et abreuvés par ceux à qui vous vous serez donnés comme Jésus l’a fait.

 

N’oubliez jamais les paroles de Jésus : « Faites ceci en mémoire de moi ».

Dieu nous a aimés au prix fort, ne Lui répondons pas au rabais.

† Jean Louis Balsa
Archevêque d’Albi