Lettre de Mgr Balsa à Claude Cugnasse
Cher Claude,
J’ai eu le bonheur de te rencontrer en 1977. J’avais 19 ans.
Je venais d’entrer au séminaire GFU – appelé maintenant Séminaire Saint Paul VI – et en faculté de philosophie.
Tu étais alors responsable national du service des vocations à Paris, et j’avais suivi une session avec toi. Tu nous avais fait un cours sur ce qu’était le sacerdoce.
J’ai oublié beaucoup de personnes rencontrées sur ma route, mais tu as fait partie de ces hommes qui m’ont marqué et que je n’ai jamais oublié.
Et surprise, 50 ans après, moi qui fus ton élève, je t’ai retrouvé en devenant ton évêque.
J’ai gardé de toi pendant toutes ces années le souvenir d’un homme droit, physiquement, moralement et spirituellement. J’ai constaté que tu n’avais pas changé.
Tu nous avais dit qu’il ne fallait jamais dire « le prêtre », mais toujours « les prêtres », nous expliquant que notre appartenance à un presbyterium devait être premier par rapport à notre vocation individuelle. Tu nous avais dit que devenir prêtre d’un diocèse, c’était aimer passionnément les habitants d’une terre, leurs joies et leurs peines.
Tu nous avais dit de plus, qu’il faudrait toujours se convertir pour aimer l’Église telle qu’elle est.
J’ai eu beaucoup de témoignages de prêtres du Tarn qui m’ont dit combien tu avais été le relais du Seigneur Jésus dans leur appel et dans le soutien de leur vocation.
Maintenant, ne compte pas te reposer : puisque tu es prêtre pour l’éternité, joins-toi à Raymond Cayré que nous prions aujourd’hui, comme chaque premier jeudi du mois, et tous les deux, intercédez auprès de Dieu pour que son Esprit Saint aide de jeunes hommes à répondre à l’appel de Jésus, pour servir comme prêtres pour ce beau et grand diocèse d’Albi que tu as tellement aimé.
+ Jean-Louis BALSA
Archevêque d’Albi