Vertu théologale : la foi

FIDES 1

À la 9e travée à partir des orgues, côté sud, dans une niche en trompe l’œil, un buste de femme, couronnée d’or : la Foi « FIDES ». Souvent représentée avec un cierge allumé et le livre des Écritures, elle présente ici dans sa main droite une croix d’or et dans sa main gauche un calice et une hostie .

Première de toutes les vertus théologales (vertus qui se réfèrent à Dieu et amènent l’homme à participer à la vie de Dieu), elle est représentée sur la voûte la tête haute, à la différence de ses compagnes -Espérance, Charité et Humilité- dont la tête est légèrement inclinée.

La Foi est -dit Saint Augustin- celle « par laquelle nous croyons à ce que nous ne voyons pas ». Elle est réponse personnelle à l’initiative de Dieu que l’on reconnaît dans sa Parole et ses interventions ; elle est produite gratuitement en nous par l’Esprit Saint.

Lors de ses miracles, Jésus met en évidence la foi des personnes rencontrées :

La femme qui touche son manteau espérant sa guérison « Aie confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » ( Mt 9, 20- 23) ; le centurion de Capharnaüm qui demande la guérison de son fils «  Entendant cela, Jésus fut dans l’admiration. Il se tourna vers la foule qui le suivait : « Je vous le dis, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! » (Lc 7, 9)

Dans l’épisode de la tempête apaisée Jésus met en valeur l’importance de la Foi : Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive ». Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque ; et d’autres barques le suivaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d’eau. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus : cela ne te fait rien ? » Réveillé, il interpella le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ». Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi ? ». Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » (Évangile selon saint Marc, chapitre 4, versets 35 à 41)

Textes liturgiques : Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés