Castres : Notre-Dame de la Platé

De style baroque jésuite, l’église de Notre-Dame de la Platé est la plus ancienne de Castres. Partiellement détruite lors de la guerre des religions, l’église est bâtie selon un plan basical, avec une nef et un transept surmonté d’un coupole.

La façade extérieure, plus large que le reste de l’édifice, comporte deux étages : dorique et corinthien. Les deux statues entourant la porte, antérieures au bâtiment, représenteraient les apôtres Pierre et Paul.

La Visitation et l’Annonciation, toiles de Despax, ornent les chapelles de part et d’autres du chœur qui abrite un superbe baldaquin : les 6 colones en marbre griotte de Caunes Minervois sont surmontées de quatre accolades de bois doré et d’une statue de saint Michel dues au menuisier Battandier.

Pour le bas-relief de la Vierge de l’Assomption en marbre blanc de Carrare, on fit appel à Isidore Baratta et à Jean son fils qui est aussi l’auteur, dans la chapelle des fonts baptismaux, du Baptême du Christ.

Les grandes orgues, d’une sonorité exceptionnelle, datent de 1764, on été restaurés dans les années 80 par le célèbre maître facteur strasbourgeois Kern. Le buffet fut sculpté et décoré par le Castrais Chabbert. Elle a été classée monument historique le 11 août 1987.

Le clocher campanile abrite un carrillon de 33 cloches, au clavier de type flamand.

Castres Platé

« Fermé depuis une douzaine d’années, l’édifice religieux rouvrira ses portes au public, mais pas tout de suite.
Présentant des signes de faiblesse, la bâtisse doit subir d’imposants travaux de restauration. Mais pour mettre en œuvre ce projet d’envergure, la Ville a souhaité au préalable plusieurs analyses du site avant un débat d’experts axé sur la maîtrise d’œuvre et le financement. Dès lors, différents protagonistes se sont rencontrés, dont Bruno Devillers, architecte de la ville de Castres, et Patrice Calvel, architecte en chef des Monuments historiques, chargé de finaliser le dossier dans le cadre d’une programmation architecturale et technique : « Nous nous sommes posés de nombreuses questions quant aux travaux à faire ou ne pas faire, certains se feront à coup sûr, d’autres seront reportés, avec le souhait unanime de rouvrir cette église au public pour des cultes et des concerts. »
Les travaux concernent particulièrement et en priorité la réfection de la charpente au niveau des collatéraux et de la nef principale, le renforcement des contreforts, les enduits des façades. Le chantier devrait commencer dans un an et sera échelonné sur plusieurs tranches et plusieurs années. Ce programme sera aussi réalisé au rythme des participations de l’État. Le coût total de cette vaste restauration s’élève à 2 millions d’euros : un million pour rénover la structure, un million pour restaurer les peintures et les fresques !

Notre-Dame de La Platé est fermée encore pour quelque temps, certes, mais on peut toujours apprécier son horloge, récemment restaurée, ou encore son carillon, qui a repris du service dans le cadre des concerts dominicaux. »

La dépêche du midi (8 juin 2009)

Castres