Le mystère de la sainte Trinité et saint Augustin

Saint Augustin est représenté sur un voûtain de la 7e travée (en partant des orgues) ; il est mis en parallèle avec saint Paul peint au moment de sa conversion. Tous deux entourent la Théologie et sont peints dans un médaillon. Augustin est assis, avec chape dorée et mitre sur la tête, un livre appuyé sur les genoux.

augustin 1Originaire de Thagaste, fils de sainte Monique, il fut maître de rhétorique à Milan où il menait une vie dissolue. Puis la Parole de l’évêque, le futur saint Ambroise, l’amena à se convertir et il fut baptisé à 33 ans. Revenu en Afrique, il fut sacré évêque d’Hippone en 395 ; c’est là qu’il mourut en 430.

Sur la plage d’Hippone, Augustin réfléchissait un jour au mystère de la Trinité. Il repéra un enfant -était-ce un ange ?- qui, avec une coquille, s’appliquait à verser l’eau de la mer dans un trou creusé dans le sable. « O PVER QV/ ID HIC AG/IS, [ô enfant, que fais-tu ?] ET PUER RESPONDENS – TOTAM RIPAR/IAM IN FONTEM AP/PONERE PROPOSUI [Et l’enfant répondit : J’ai décidé de mettre toute l’eau de la mer dans ce trou] »

L’évêque lui fit remarquer, en souriant, la vanité de ses efforts. L’ange lui répliqua qu’il était tout aussi déraisonnable de sa part de chercher l’explication du mystère de la Sainte Trinité. On ne peut pas en effet enfermer le mystère infini dans une formule, obligatoirement réductrice.

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Sur la voûte, un ange vêtu de blanc élève au-dessus de saint Augustin, une gloire circulaire où s’inscrit la tête à trois visages représentant Dieu, ensemble nimbé d’un triangle. Cette figuration symbolise la Trinité, objet de la méditation de ce Père de l’Église.

Saint Augustin écrivait dans son traité sur La Trinité (§ 15, 28) :
« Je t’ai cherché, ô mon Dieu, autant que j’ai pu.
Autant que tu m’en as rendu capable,
J’ai désiré voir avec les yeux de l’intelligence
Ce que j’avais d’abord cru.
J’ai longuement discuté et beaucoup travaillé,
Seigneur, mon Dieu, mon unique espérance, exauce-moi.
Fais qu’aucune fatigue ne m’empêche de Te chercher.
Fais, au contraire, qu’avec plus d’ardeur,
Je cherche toujours Ta présence.
Donne-moi la force de Te chercher,
Ô Toi qui m’as fait Te trouver
Et qui m’as donné l’espoir de Te trouver toujours davantage.
Devant Toi est ma force et ma faiblesse :
Affermis l’une, guéris l’autre.
Devant Toi est ma science et mon ignorance :
Là où Tu as ouvert la porte, laisse-moi entrer ;
Là où Tu l’as fermée, je frappe, ouvre-moi.
Que je me souvienne de Toi, que je Te comprenne,
Que je T’aime.
Fais grandir ces trois dons en moi,
En attendant que Tu m’aies réformé tout entier. »

Extrait de l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu au § chapitre 28 (versets 16 à 20)
Au temps de Pâques, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Textes liturgiques : Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés