La croix du chapitre

Vers la fin du XIIIe siècle le chapitre cathédral (ensemble des chanoines de la cathédrale) prend comme blason un reliquaire en forme de croix de l’époque mérovingienne.

Chapitre 1Photo Emmanuel Quidarré

C’est sur une croix, instrument de supplice sur lequel on attachait ou clouait les condamnés à mort dans l’antiquité, que mourut Jésus. Le Christ est donc “adoré » traditionnellement sur la croix parce que les chrétiens le voient là dans sa véritable grandeur ; il se présente à l’homme dans l’humilité totale de son amour crucifié.

La croix est symbole du mystère pascal : Jésus meurt, puis sort vainqueur de la mort.

Elle est désormais signe de salut pour l’humanité : elle révèle l’amour infini de Dieu dans le don salvifique du Christ mort et ressuscité.

Chapitre 2

Le blason du chapitre a trouvé place dans la cinquième travée après le Christ enseignant, au milieu de l’histoire de sainte Cécile. Il est reproduit quatre fois ; puisqu’il figure sur chacun des cantons de la voûte.

Ce blason est souvent représenté : dans les chapelles.

Chapitre 3De part et d’autre de l’orgue, au dessus de la fresque du jugement dernier.

Chapitre 4

Le 5 mars 1698, l’archevêque Le Goux de la Berchère procède à la reconnaissance des reliques conservées dans sa cathédrale. À cet effet les reliquaires ont été exposés sur le grand autel du chœur. Le prélat examine d’abord celui de la Sainte-Croix.

Son secrétaire le décrit ainsi : “Une grande croix d’argent dorée, pattée, ancrée à l’extrémité d’en haut, avec une fiche au pied, haute d’environ deux pieds (= 0,66 m) et large de même, chargée, d’un costé, d’un gros cristal rond au milieu, sous lequel on assure qu’il y a de la vraie Croix, qui y parait figurée et entourée de perles, et de l’autre costé, elle est chargée au milieu d’une grande agate blanche et brune, ciselée, représentant une figure humaine, qui ressemble à une sainte Magdeleine.

Les quatre branches de la dite croix sont toutes garnies de pierreries des deux costés »  [1]

Extrait de la Lettre aux Hébreux, mettant en lumière l’importance de la passion et de la mort du Christ : « Jésus avait été abaissé un peu au-dessous des anges, et maintenant nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de sa passion et de sa mort.

Si donc il a fait l’expérience de la mort, c’est, par grâce de Dieu, pour le salut de tous. En effet, puisque le créateur et maître de tout voulait avoir une multitude de fils à conduire jusqu’à la gloire, il était normal qu’il mène à sa perfection, par la souffrance, celui qui est à l’origine du salut de tous.

Car Jésus qui sanctifie, et les hommes qui sont sanctifiés, sont de la même race ; et, pour cette raison, il n’a pas honte de les appeler ses frères. » (He 2, 9-11)

Chapitre 5Photo Emmanuel Quidarré

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Textes liturgiques : Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés

[1] P.-V. DE VISITE, p.18 – Pour une description plus complète, voir Armorial du Tarn (R. DU T., 1890-1891, pagination part, d‘après l‘Armorial de France).