Jean-Baptiste

Jean-Baptiste occupe dans l’histoire de l’humanité une place incomparable : trait d’union entre les deux mondes, il est précurseur du Messie. Il résume en lui l’Ancien Testament et termine le cycle des prophètes. Annonçant le Nouveau Testament, il ouvre la mission des Apôtres.

Jean-Baptiste adulte prépare les foules à la venue du Messie. Extrait relatant la proclamation du Baptiste :

Les foules qui venaient se faire baptiser par Jean, lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » Des publicains (collecteurs d’impôts) vinrent aussi se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » À leur tour, des soldats lui demandaient : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites ni violence ni tort à personne ; et contentez-vous de votre solde. »
Or, le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Messie. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas. » Par ces exhortations et bien d’autres encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle. (Luc 3, 10-18)

Dernier des prophètes, Jean est aussi le premier des martyrs. Pour avoir dénoncé le mariage du tétrarque de Galilée, Hérode Antipas, avec Hérodiade, d’une part sa nièce, d’autre part la femme de son frère Philippe encore vivant, en lui assurant : « Il ne t’est pas permis de l’avoir », il connaît la prison. Puis le jour de son anniversaire, Hérode s’engage avec imprudence à l’égard de la fille d’Hérodiade, Salomé, qui a dansé pour lui ; il promet de donner à celle-ci ce qu’elle voudra. Pour faire plaisir à sa mère, elle réclame la tête de Jean sur un plat. Le roi fait alors décapiter Jean-Baptiste (Matthieu 11, 9, 13-14).

Textes liturgiques : Copyright AELF – Paris – 1980

À la 2e travée de la cathédrale après le Christ en gloire, celle du couronnement de la Vierge, côté sud, Jean-Baptiste figure en prophète du désert, barbu, chevelu, pieds nus, vêtu d’une peau de bête et d’un manteau marron.

Sur son bras gauche, il porte son attribut traditionnel, un agneau à la tête auréolée d’or ; on rappelle ainsi qu’il a reconnu en Jésus le Messie, lorsqu’il a annoncé : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde… oui, j’ai vu et j’atteste que c’est lui, l’Élu de Dieu » (Jean 1, 29-34).