Fête de la présentation de Jésus au Temple

Le 2 février : Présentation du Seigneur

Dans l’Évangile selon saint Luc, peu après la naissance de Jésus, est narrée la présentation de l’enfant au Temple par Marie et Joseph, dans le respect le plus strict de la Loi de Moïse. C’est alors qu’un homme, Siméon, puis une vieille femme, Anne (à ne pas confondre avec Anne, femme de Joachim, grand-mère de Jésus,) reconnaissent le Sauveur dans cet enfant.

Sur la voûte Siméon se trouve avec un grand prophète, Ézéchiel, figuré tout près du Christ de la Parousie.

Anne la prophétesse se trouve avec les Sybilles, femmes qui, dans l’Antiquité, étaient reconnues douées du don de prophétie. On pensera au XVe siècle qu’elles auraient promis aux païens un Sauveur. Anne leur est associée sur la voûte et peinte donc en jeune femme et non en « voyante » âgée.

Présentation 1
Présentation 2

« Et quand vint le jour où, selon la Loi de Moïse, ils devaient être purifiés, ils le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, ainsi qu’il est écrit dans la Loi du Seigneur : Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur (Exode 13, 2) et pour offrir son sacrifice, suivant ce qui est dit dans la Loi du seigneur « un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes » (Lévitique 5,7). Or il y avait à Jérusalem un homme du nom de Siméon. 

Cet homme était juste et pieux ; il attendait la consolation d’Israël et l’Esprit Saint reposait sur lui. Il lui avait été révélé par l’Esprit saint qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ du Seigneur.

Il vint donc au temple, poussé par l’Esprit, et quand les parents apportèrent le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard les prescriptions de la Loi, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu et dit : « Maintenant, ô Maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s’en aller en paix car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël ».

Son père et sa mère étaient dans l’émerveillement de ce qui se disait de lui. Siméon les bénit et dit à Marie sa mère : « Vois ! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël : il doit être un signe en butte à la contradiction, et toi-même un glaive te transpercera l’âme ! (allusion à la mort rédemptrice de Jésus) – afin que se révèlent les pensées intimes d’un grand nombre ». 

« Il y avait une prophétesse, Anne, fille de Phanouel, de la tribu d’Aser. 

Elle était fort avancée en âge. Après avoir, depuis sa virginité, vécu sept ans avec son mari, elle était restée veuve ; parvenue à l’âge de quatre-vingt quatre ans, elle ne quittait pas le temple, servant Dieu nuit et jour dans le jeûne et la prière.

Survenant au même moment, elle se mit à louer Dieu et à parler de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem (c’est-à-dire la délivrance messianique du peuple élu). » (Luc 2, 22-38)

Textes liturgiques : Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés