Décès de Colette Decool, cheville ouvrière de la démarche synodale (1995-1998)

Colette Decool, ancienne cheville ouvrière de la démarche synodale (1995-1998) dans notre diocèse d’Albi, est décédée samedi 11 juillet à Angoulême.

Colette, son mari Gérard et leurs quatre enfants; Mathias, Elsa, Mickaël et Maël ont vécu à Albi une dizaine d’années de 1990 à l’an 2000. Sitôt leur arrivée ils ont rejoint une équipe d’Action Catholique des milieux Indépendants (ACI) pour partager leur vie à la lumière de la Parole de Dieu et discerner l’action de celui-ci dans leur quotidien.

Colette avait participé dès sa jeunesse à la JICF Jeunesse Indépendante Catholique Féminine.

Issue d’une famille d’enseignants dans l’enseignement public, Colette, elle même enseignante en maternelle, avait le souci de discerner comment témoigner de sa foi dans un monde laïque loin de l’Église. Animée par sa passion pour la pédagogie et son amour des enfants elle participe à l’éveil à la foi des tous petits dans la paroisse Saint Joseph d’Albi.

Pour annoncer l’Évangile et insérer l’Église dans la vie et les réalités du monde, le Père Roger Meindre archevêque d’Albi de 1989 à 1999 ouvre une « Démarche Synodale » impliquant tout le diocèse dans un regard sur les réalités humaines du Tarn puis dans un discernement sur la manière dont l’Église participe de ces réalités pour enfin lui annoncer la Bonne nouvelle de Jésus ressuscité. Ce grand mouvement de la démarche synodale se conclura par un rassemblement mémorable au parc des expositions d’Albi avec des dizaines de stands exposant les activités de l’Église dans le Tarn et une célébration eucharistique réunissant près de 5000 personnes. Sûrement l’évènement ecclésial le plus important de ces trente dernières années.

Colette avait été choisie avec le Père Michel Bousquet pour coordonner le travail des équipes de suivi de la démarche. Recueillant les témoignages des divers acteurs de la vie de l’Église locale, leur vécu mais aussi leur analyse et leur implication dans la vie du département. La démarche synodale nous a éveillé davantage à l’attention aux « blessés de la vie » aux plus pauvres, mais encore à l’importance de l’annonce de la Parole de Dieu, à la célébration de celle-ci dans des communautés rassemblées autour du Seigneur.

La vie professionnelle de Gérard conduit la famille à Chartres puis dans la Charente. Dans chacun de ces endroits Colette continuera de travailler dans le service diocésain de la catéchèse. Femme de conviction, ancrée dans la prière menant une vie simple, c’était une femme droite, exigeante n’hésitant pas à exprimer son désaccord.

Ces derniers mois, se sachant atteinte d’une maladie orpheline qui la faisait souffrir et qui l’affaiblissait, à l’occasion du confinement, elle avait pu profiter avec joie de ses petits enfants en particulier du petit dernier né le 13 juin.

Elle était prête pour une greffe de moelle osseuse et pour le traitement en chambre stérile qui devait suivre. « Je sais qui est là, m’accompagne et me soutient » disait elle. Malheureusement elle nous a quittés en ce mois de juillet à l’âge de 65 ans.

Nous voulons dire à son mari Gérard à ses enfants petits enfants toute notre amitié, notre espérance  en Jésus ressuscité, mais surtout dire que nous garderons le souvenir intense d’un chemin parcouru ensemble sur les routes de la vie au rythmes de Dieu marchant avec nous.

Jean-Marc Vigroux.