Coronavirus : consignes générales dans les églises en raison de la crise sanitaire

Nouvelles règles de distanciation dans les églises

10 juillet 2020.

Suite au décret du 10 juillet 2020 : Les personnes appartenant à un même foyer ou venant ensemble dans la limite de dix personnes ne sont pas tenues de respecter une distanciation physique d’un mètre entre elles.

26 juin 2020.

Alors que les règles de distanciation ont été modifiées par décret en milieu scolaire et en entreprise, aucun nouveau décret n’est venu modifier celui du 11 mai, repris par celui du 31 mai, concernant les lieux de culte.

En revanche, la règle qui demande de respecter une « superficie individuelle d’environ 4 m² par personne qui déterminera le seuil maximal de fréquentation » faisait partie des Recommandations générales du ministère de l’intérieur publiées le 23 mai. Le bureau des cultes du ministère de l’intérieur fait savoir que cette règle n’est plus contraignante, mais que demeurent obligatoires la distance d’un mètre entre les personnes et le port du masque.

Il est donc possible de remplir les églises selon le seul critère de 1 m de distance entre les personnes.

Le port du masque reste obligatoire pour toute personne de 11 ans ou plus, ainsi que l’utilisation du gel hydro-alcoolique. La communion doit être donnée dans la main.

« À la suite des déclarations du Premier Ministre ce samedi 14 mars demandant d’éviter tout rassemblement à partir de minuit, je dispense les fidèles de la messe dominicale jusqu’à nouvel ordre.

Les prêtres célèbreront l’eucharistie uniquement en privé, portant dans la prière les malades et les soignants et demandant au Seigneur de façon instante la fin de l’épidémie. 

+ Jean Legrez, op. Archevêque d’Albi »

Mesures et recommandations

A la suite des annonces du Président de la République, le 12 mars et des précisions apportées par le Premier ministre le 13 mars, la Conférence des Évêques de France a établi les recommandations suivantes, de manière à ce que toute l’Église contribue à la solidarité nationale.

  • Aucune messe (dominicale, de semaine, de funérailles) avec une assemblée, de quelque taille qu’elle soit, ne doit être célébrée. Les églises peuvent ouvertes, avec moins de 20 personnes en prière individuelle et à distance les unes des autres. Les bénitiers de toutes les églises doivent être vidés.
  • Si les prêtres jugent possible qu’une messe soit célébrée pour des communautés religieuses bien déterminées, il convient absolument que ce soit sans aucune personne étrangère à la communauté ; que le prêtre reste à distance des Sœurs. Il serait sage que la communion soit distribuée par une des religieuses.
  • Baptêmes, mariages, confirmations, professions de foi, premières communions, sont à reporter à des temps meilleurs. En cas d’urgence, le baptême pourra être célébré selon les normes du Droit canonique. Il sera alors célébré en forme privée.
  • Les confessions doivent se faire dans des lieux qui permettent un mètre de distance et de ne pas se tenir face à face.
  • Pour les obsèques, sachant que tout rassemblement est propice à la diffusion du virus, seule une célébration au cimetière est autorisée avec un nombre restreint de fidèles, la famille proche et quelques représentants de la communauté paroissiale pour entourer la famille frappée par le deuil. Plus tard une messe sera célébrée à l’église paroissiale avec la famille pour la personne défunte. Il faut savoir que déjà certains services de pompes funèbres n’acceptent pas de célébration dans une église ; nous devons en tenir compte.
  • Annulation (ou report) des rassemblements
    Concernant les activités menées dans le cadre ecclésial, la CEF invite les responsables à reporter ou annuler les réunions ou rencontres non urgentes.
  • Suspension des rencontres de catéchèse, en paroisse et dans les établissements catholiques, de l’éveil à la foi aux étudiants.

La CEF est bien consciente des perturbations que va connaître la vie ecclésiale ordinaire et du trouble que vont connaître les catholiques. Les difficultés d’accès aux sacrements, notamment, que nous allons connaître, vont constituer une souffrance pour les fidèles.

Sans remplacer la vie ecclésiale ordinaire, les médias catholiques proposent aux fidèles des rendez-vous et invite à se tourner vers eux pour nourrir notre vie de prière.

En plus de ces mesures proposées par prudence par les autorités sanitaires, il me semble tout aussi urgent de faire monter vers Dieu nos prières, en invitant les fidèles à prier en particulier pour les malades, les soignants, et ceux qui s’emploient à lutter contre cette épidémie.

En 1720, il y a 300 ans, alors que se répandait la dernière grande peste de l’Occident, les consuls d’Albi firent un vœu à saint Roch et saint Salvi, évêque d’Albi au VIe siècle. Je confie le diocèse d’Albi à ce saint évêque : qu’il obtienne du Seigneur que cette épreuve fortifie notre foi, notre espérance et notre charité, de telle sorte que les baptisés se mettent toujours plus aux services des personnes qui souffrent et annoncent, par là-même, la sollicitude dont Dieu veut entourer toute l’humanité.

† Jean Legrez, o.p.
Archevêque d’Albi

Tableau du Vœu des consuls, église Saint-Salvy, Albi

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