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Léon XIV à Paris

Crédits_Vatican Medias

 

« Vous êtes les saints de France ! »


De Notre-Dame au Stade de France, de l’UNESCO à la Concorde, les deux premières journées du voyage de Léon XIV ont donné le ton : annoncer le Christ, construire la paix, prendre soin des plus fragiles et accompagner le renouveau spirituel qui traverse aujourd’hui l’Église de France.

Vendredi 25 septembre, Léon XIV posait le pied en France avec une intention qu’il avait lui-même résumée dans l’avion : venir comme « disciple de Jésus-Christ désireux de proclamer la paix, la paix du Christ ». Deux jours plus tard, après les immenses rassemblements de Paris, ce message s’était déployé dans plusieurs directions : dignité humaine, éducation, jeunesse, mission et attention particulière aux nouveaux venus dans l’Église. 

Dans le Tarn, comme ailleurs les cloches de nos églises ont sonné à la volée. La plupart des diocésains ont suivi cette première étape derrière les écrans. À Paris, Mgr Jean-Louis Balsa représentait le diocèse d’Albi. Il y a notamment retrouvé Mgr Jean Legrez, archevêque émérite d’Albi.

À la France : mettre l’homme et sa dignité au centre

À l’Élysée, Léon XIV a d’abord salué le patrimoine culturel et spirituel français. Évoquant Notre-Dame reconstruite, il en a fait le symbole d’une espérance capable de renaître de l’épreuve et d’une unité retrouvée dans l’effort commun. Il a également rappelé que liberté, égalité et fraternité renvoient à des exigences qui touchent directement à la dignité de toute personne. 

À l’UNESCO, son propos s’est concentré sur l’éducation. Pour Léon XIV, former ne consiste pas seulement à transmettre des savoirs : il faut aussi permettre à chacun de chercher le sens de son existence et d’apprendre à « être » davantage plutôt qu’à simplement « avoir » davantage. Derrière la science, la culture et l’éducation se trouve ainsi une question fondamentale : qu’est-ce qu’être humain ? 

À Notre-Dame : une Église tournée vers l’avenir

Lors des vêpres à Notre-Dame, le pape est revenu sur l’incendie de 2019 et la reconstruction de la cathédrale. Il y a vu davantage que la restauration d’un monument : un signe qu’une tradition peut demeurer vivante tout en regardant vers l’avenir.

Il a notamment salué le parcours de première annonce et d’initiation chrétienne proposé à Notre-Dame. Une manière de rappeler que le patrimoine chrétien ne prend pleinement son sens que lorsqu’il demeure un chemin qui conduit à la rencontre avec Dieu. 

Aux jeunes : « Me voici Seigneur ! »

Le soir, plusieurs paroisses avaient choisi de vivre l’événement ensemble dans des « Pape zones », notamment à Gaillac, Brassac ou Saint-Sulpice.

Au Stade de France, Léon XIV a rencontré une jeunesse nombreuse et enthousiaste. Dès ses premiers échanges, il a lancé : « Vous êtes les saints de France ! »

Aux jeunes qui cherchent comment témoigner de leur foi dans une société largement indifférente à Dieu, le pape a demandé d’allier élan missionnaire et fraternité, courage dans l’annonce et respect de ceux qui ne partagent pas la foi. Aux autres, préoccupés par l’avenir, les écrans, l’incertitude ou les crises contemporaines, il a proposé un chemin de discernement fait de prière, de service, de silence, d’action et d’écoute de la Parole. 

Son appel s’est fait particulièrement direct auprès de ceux qui envisagent le sacerdoce ou la vie consacrée : « L’Église en France a tant besoin de vous ! […] N’ayez pas peur de cet appel ! » Plus largement, il a invité tous les jeunes à pouvoir répondre : « Me voici Seigneur ! » 

Accueillir ceux qui frappent à la porte de l’Église

Samedi matin, à l’Institut catholique de Paris, Léon XIV a consacré un temps important aux catéchumènes et aux néophytes et à la réflexion actuellement entreprise en commun par les diocèses d’Île-de-France.

Le pape s’est dit « émerveillé » par le nombre d’adultes qui se présentent aujourd’hui « sur le seuil de la foi », alors même que la société française est fortement sécularisée. Mais cet étonnement doit conduire à l’action : il faut, dit-il, « rechercher, nous poser des questions et entreprendre des actions pastorales concrètes » pour accueillir et accompagner durablement catéchumènes, néophytes et recommençants. 

Un sujet qui résonne tout particulièrement dans notre diocèse, lui aussi engagé dans une réflexion sur l’accueil et l’accompagnement de ceux qui demandent aujourd’hui le baptême ou redécouvrent la foi (réflexion sur laquelle nos paroisses tarnaises communiqueront en décembre prochain).

Devenir à notre tour « source de vie »

Avant cela, à la Maison Bakhita, Léon XIV avait donné un visage concret à la fraternité chrétienne en rencontrant migrants, personnes précaires et personnes en situation de handicap. Il a rappelé que chacun peut donner et recevoir et que la rencontre avec les plus fragiles « humanise le monde ». 

Puis, lors de la grande messe célébrée place de la Concorde, le pape a repris l’image évangélique de l’eau vive. Derrière les désirs, les consommations ou les divertissements, demeure en l’homme une soif de sens, de vérité, de communion et de bonheur que, pour les chrétiens, le Christ vient combler. Mais cette eau ne peut être gardée pour soi : celui qui la reçoit est appelé à devenir lui-même une source pour les autres. 

C’est sans doute l’un des fils rouges de cette étape parisienne : recevoir la vie du Christ pour la transmettre. Aux familles, aux jeunes, aux nouveaux baptisés comme aux communautés chrétiennes, Léon XIV a demandé de devenir des témoins d’espérance, capables de faire germer autour d’eux « foi, espérance et charité ».

Relire les textes de Léon XIV à Paris

Discours à l’UNESCO⁠
Homélie des vêpres à Notre-Dame⁠ ·
Dialogue et discours aux jeunes au Stade de France⁠
Discours à la Maison Bakhita⁠
Discours aux catéchumènes et néophytes⁠ ·
Homélie de la messe place de la Concorde⁠