Avec le Bienheureux Charles de Foucauld, Labruguière le 1er décembre 2017

Le 1er décembre à Labruguière, en l’église Saint-Thyrs, des membres de la famille spirituelle du Bienheureux Charles de Foucauld se sont retrouvés pour un temps de veillée à l’heure où celui-ci avait été tué le 1er décembre 1916 à Tamanrasset.

 

Des témoignages furent partagés, exprimant le vécu de Petites sœurs et Petits frères de Charles de Foucauld ainsi que de laïcs partageant sa spiritualité, tel celui qui fut grièvement blessé aux côtés du P. Jacques Hamel : témoignages de confiance en Dieu, de proximité envers les autres…

Un des témoignages lu par le P. Jean Cros

Des paroles et prières du Bienheureux ponctuèrent la veillée, telles ces demandes de pardon reprises durant la messe :

“Pardon de ma tiédeur, pardon de ma lâcheté, pardon de mon orgueil, pardon de ma faiblesse et de mon inconstance, pardon du désordre de mes pensées, pardon de me souvenir si peu que je suis en ta présence, pardon de toutes mes fautes, de toutes les fautes de ma vie.

Toi qui peux transformer des pierres en enfants d’Abraham, Toi qui peux tout en moi, convertis-moi, Seigneur. Convertis-moi et fais que je Te glorifie le plus possible jusqu’à mon dernier soupir et pendant l’éternité.”

Parmi les participants, la sœur d’Yves Cabrol qui avait pris le nom de Frère Habib (“Aimé” en syriaque et arabe, ce prénom étant celui de Saints du IVème siècle).

Originaire de Castres, il vécut sa vocation de Petit frère de Charles de Foucauld au Niger et en Algérie, principalement à Tamanrasset où il est décédé en 1980.

  

A la suite de Charles de Foucauld, nous pensons aussi à ces prêtres et religieux qui ont eux aussi aimé jusqu’au don de leur vie, assassinés au milieu des années 1990 : l’évêque d’Oran, 6 religieuses, un frère, 7 moines et 4 prêtres.

Les évêques d’Algérie ont partagé leur attente de la béatification de ces 19 prêtres et religieux, lors de la Conférence des évêques de la Région Nord de l’Afrique qui s’est réunie à Tunis du 11 au 15 novembre,

La Conférence partage l’attente de cet évènement, qui serait un message d’espérance et de foi adressé à tous, quelle que soit leur religion, au Maghreb et de par le monde.

Les 7 moines de Tibhirine (représentés à l’abbaye d’Aiguebelle)

Dans la prière, confions les nombreux défis qui se posent dans ces pays:  parmi eux, celui de la diversité culturelle croissante des communautés chrétiennes, qui rappelle que la communion est toujours à construire, dans la communauté comme dans la manière de s’inscrire dans la société musulmane.”

Et la situation des migrants qui tentent de gagner l’Union européenne, qui interpelle des deux côtés de la Méditerranée:

“Les migrants qui traversent nos pays et la Méditerranée, écrivent ces évêques, interpellent plus que jamais nos consciences, l’accueil et la solidarité de nos communautés. A l’occasion d’une demande qui nous était adressée par la Conférence épiscopale italienne, nous avons cette fois-ci fait le point sur les instances qui nous permettent de confronter nos expériences en ce domaine avec les Églises de la rive nord de la Méditerranée : comment cheminer vers des solutions globales plus humaines et se stimuler pour aller dans nos pays et nos communautés chrétiennes (*) au-delà des réflexes de repli et mieux les «accueillir, protéger, promouvoir et intégrer» (Message du pape François pour la Journée Mondiale des migrants et des réfugiés 2018) ?”

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* Charles de Foucauld: « Pour pratiquer l’amour de Dieu, pratiquez l’amour des hommes. » (Lettre 191 à Louis Massignon)