Auprès des migrants

Réunion provinciale des délégués de la Pastorale des Migrants et des Réfugiés,
avec la participation de Mgr Jean Legrez,
mardi 13 juin 2017 à 9h30 à la Maison diocésaine, 16 rue de la République, Albi.

La Pastorale des Migrants du diocèse existe depuis plusieurs années dans le doyenné d’Albi. Mgr Jean Legrez a souhaité la voir se développer dans tout le diocèse. Une équipe a été mise en place autour de Christian Mégret diacre, de son épouse Jocelyne et du Père Jean Cros afin d’étendre l’expérience du secteur d’Albi aux autres doyennés du diocèse.

Leur mission commune reste de regrouper les chrétiens d’origine étrangère dans chaque secteur, avec le souci qu’ils soient accueillis dans les paroisses comme des frères en Jésus-Christ et puissent participer activement à la vie de l’Église.

Ces différents groupes prennent en charge la célébration de la messe des migrants du mois de Janvier en lien avec les responsables diocésains, et peuvent organiser d’autres rencontres au cours de l’année en lien avec toutes les différentes associations existantes qui œuvrent aussi auprès des migrants et plus largement de toute personne en difficulté.

Le groupe du secteur d’Albi se réunit environ une fois par mois pour un temps de prière, des échanges sur les problèmes rencontrés et des projets d’activités pour l’année en cours.
Actuellement des groupes sont en formation sur les secteurs de Castres, de Lavaur et de Saint Sulpice.

Accueillir Jésus-Christ
dans les réfugiés
et les personnes déracinées de force

Une pastorale des migrants dans notre diocèse.

Nous sommes tous à des degrés divers questionnés par le sujet des migrants arrivés dans notre pays et même dans notre diocèse.

Nous pouvons nous mettre dans la rencontre et dans l’accueil de ces personnes qui arrivent avec pour seul bagage quelques vêtements et une forte envie de trouver un espace sur cette terre où ils ne soient pas en lutte pour leur survie physique ou économique.

Dans cette quête ils sont en butte à des formalités administratives, qui ne leur renvoient que très lentement des réponses, leur permettant d’essayer de s’insérer dans les communautés qui les accueillent. Ils sont avides de cela, de pouvoir partager sur les plans culturels, sportif ou même professionnels. Ils sont jeunes et très positifs dans leur approche.

Tous ceux qui les côtoient abandonnent vite tous les a priori qui circulent et qui perdurent de la part de ceux qui ne souhaitent par leur présence. Beaucoup oublient qu’ils sont eux-mêmes, de par leurs propres ancêtres dans la profondeur de leur généalogie, les fruits de la migration.

Sur le plan religieux nous pouvons échanger avec eux. Ils veulent connaître nos pratiques et le fond de notre foi. Dans ce genre de partage, en évitant tout prosélytisme, nous pouvons nous rejoindre dans une relation bienveillante et permanente. La prière qu’elle soit chrétienne ou musulmane, faite en toute humilité, enrichi chacun sur l’idée commune que nous sommes de passage sur cette terre, comme des migrants vers un lieu où nous trouverons enfin un repos et un accueil pleins d’un amour réciproque, profond, sans ombrage ni rejet.

Dans le périple de tous ces migrants nous devons les soutenir car leur situation est pour beaucoup éphémère. Car, en effet, l’obtention du droit d’asile est très compliquée. Ceux qui l’obtiennent sont alors nommés « réfugiés ». Ils ont trouvé refuge, pour un temps qui leur est signifié. S’ils sont refusés ils peuvent être renvoyés, certains passent même en clandestinité et vivent de la solidarité de ceux qui continuent de les accueillir.

Nous venons de fêter Noël, et la fête de la Sainte famille. Rappelons-nous que Jésus, Marie et Joseph, ont été eux-mêmes des migrants. En fuyant la haine d’Hérode, ils ont trouvé en Égypte, accueil et soutient, avant de pouvoir retrouver une vie normale, éloignés de leur lieu de naissance.

Témoignage à Saïx

Les migrants de Saïx ont prouvé leur faculté d’adaptation en participant au cours de français, dispensés par des bénévoles. Ils ont pu à leur tour témoigner de leur périple dans les lycées et permettre ainsi à de nombreux jeunes de comprendre les raisons qui les ont obligés à partir.

Dans le collectif de personnes groupées autour d’eux, nous pouvons constater que chacun agit en faisant abstraction des différences religieuses, politiques ou même culturelles, pour rendre à tous ces migrants une vie plus facile comme un objectif commun.

 S’ils sont questionnés ils disent :

« Nous avons été très bien accueillis à Saïx au point que les voisins dès notre arrivée nous ont apporté des fruits et légumes et leur aide pour aménager dans une maison que nous louons et que nous entretenons. Nous sommes très heureux à Saïx car nous pouvons faire de nombreuses activités comme du sport, la pratique du français et nous pouvons aller à Castres en bus gratuitement. Nous apprenons à connaître la culture française dans nos rencontres avec des jeunes ou des groupes, nous allons au CO, nous voulons remercier tous ceux qui nous ont accueilli et qui sont toujours très gentils avec nous ».

N’oublions pas de dire que lorsque nous allons les voir, une tasse de thé chaud nous attend chaque fois et qu’ils veulent souvent nous inviter à manger avec eux. Ne boudons pas cette joie simple de l’accueil.

                                                                                                              Christian Megret

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Contacts

Christian et Jocelyne MEGRET :
05 63 74 72 28

Père Jean CROS :
05 63 72 57 35