C’est la rentrée aussi pour les séminaristes

A la veille de la rentrée, les séminaristes du diocèse d’Albi se sont retrouvés à Castres le 1er septembre pour une journée fraternelle. La rentrée au Séminaire Saint-Cyprien de Toulouse a ensuite été marquée par un temps de retraite communautaire à Puimisson, au monastère Saint-Joseph de Mont-rouge.

Seminaristes 2017-2018

Les séminaristes du diocèse, Pierre, Jean-Baptiste, Vincent, Pascal et Bastien, entourés du P. Pierre-André Vigouroux et du P. Philippe Basquin

Le parcours d’un séminariste

La formation au séminaire dure au moins six ans. Pendant ces six années, les séminaristes vont discerner l’appel qui les a conduits à demander à entrer au séminaire, mais aussi se former au niveau intellectuel, spirituel, humain et pastoral. Il s’agit donc d’une formation qui prend en compte les différentes dimensions de la personne et qui s’adapte à chacun.

Les parcours antérieurs des séminaristes sont en effet très divers. Les âges, qui varient de 18 à plus de 50 ans, en témoignent. Le type et le niveau d’études, les parcours professionnels, les mouvements d’Eglise côtoyés sont très variés. Le cheminement de chacun dans les quatre axes de la formation ne peut donc évidemment qu’être personnel.

Une formation en trois ou quatre étapes

Les deux premières années constituent le premier cycle. C’est avant tout un temps de discernement, où chaque séminariste est amené à vérifier ses aptitudes et motivations à être prêtre. C’est aussi le temps de la formation philosophique, avec en outre une introduction à la formation théologique.

Le premier cycle est régulièrement suivi d’un stage d’un ou deux ans, marquant une césure dans la formation au séminaire : coopération à l’étranger, temps de volontariat en France ou études plus spécialisées. Pendant deux ans, Jean-Baptiste était ainsi parti en coopération à Madgascar et Pascal effectuera cette année un stage d’inter-cycles dans un foyer de l’Arche.

Les trois années suivantes au séminaire constituent le cycle de théologie. C’est un temps de maturation de la vocation et d’approfondissement de la formation, surtout dans le domaine de la théologie. C’est aussi le temps de l’engagement, jalonné par trois étapes majeures, avant que le séminariste fasse sa demande d’ordination. Il s’agit de l’admission parmi les candidats au ministère de prêtre, de l’institution pour le service de la Parole et de l’acolytat, c’est-à-dire l’institution pour le service de la prière communautaire et de l’Eucharistie.

Vient ensuite l’ordination diaconale, en fin de second cycle ou en début d’année diaconale.

La dernière année, l’année diaconale, est une année de formation essentiellement pastorale, avec une semaine de formation par mois au séminaire, le diacre étant le reste du temps en mission auprès d’un prêtre (en paroisse et éventuellement un autre apostolat). L’Abbé Pierre Nguyen Van Son, ordonné en juin dernier diacre en vue du sacerdoce, est ainsi en insertion pastorale dans la paroisse de Graulhet-Briatexte

A l’issue de ces six années le candidat peut faire sa demande d’ordination presbytérale. La formation peut cependant parfois se poursuivre pour le jeune prêtre, qui approfondit un domaine suivant la demande de son évêque.

La propédeutique

Souvent, l’entrée au séminaire a été préparée par une année de propédeutique. Il s’agit d’une année de fondation spirituelle et de discernement mais aussi d’acquisition de bases dans les domaines de la théologie et de la philosophie. Pour les diocèses de notre région, elle se déroule généralement à Aix-en-Provence. Le diocèse d’Albi compte cette année un propédeute.