Action de grâce pour 60 ans de sacerdoce

Samedi 24 juin, 60 ans jour pour jour après leur ordination sacerdotale, les Pères Jacques Caminade, Bernard Desprats, André Arnal, Hervé Crouzat, Claude Maraval, Jean Palaysi et André Roustit, entourés de nombreux fidèles et de confrères, célébraient une messe d’action de grâce en la cathédrale Sainte-Cécile. Henri Frézières fêtait quant à lui 25 ans de diaconat permanent.

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Prier pour les vocations

Aujourd’hui encore Jésus choisit, Jésus appelle. Il a besoin de collaborateurs. Il ne manque pas de vocations sacerdotales, ce qui manque ce sont des réponses, c’est de la fidélité. Jésus nous donné une consigne très claire : « Priez le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa vigne ». Sommes-nous fidèles, dans notre prière personnelle et dans notre prière communautaire, à cette consigne du Christ ? Les ministres ont besoin de ces prières, tout comme ceux qui entendent l’appel du Seigneur à le suivre. Déclenchant le rire de l’assemblée, le Père Jacques Caminade a ainsi affirmé « Nous avons besoin au moins autant de vos prières que de vos critiques ! »

Des vies données, dans la fidélité

Dans son homélie, le Père Jacques Caminade reprit le chant de post-communion du jour de leur ordination (alors chanté en latin !) : « Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis », soulignant la joie profonde qu’il y a à réaliser cette amitié personnelle dans toutes nos relations, avec fidélité tout au long d’une vie. Cet appel à l’amitié avec le Seigneur, cet appel à la sainteté, est vrai pour tous les baptisés. Il revêt une nouvelle dimension dans l’ordination sacerdotale, en particulier par un appel au service de la mission. Pendant 60 ans, chacun selon son charisme et selon les besoins de l’Église, ces prêtres ont ainsi tâché de répondre à la vocation reçue. 

La relation personnelle avec le Christ se tisse en particulier dans la prière. La fête de saint Jean Baptiste le 24 juin invite à se retirer au désert, le lieu de l’intimité avec Dieu. Loin des rives du Jourdain, nous pouvons rentrer dans le secret de notre chambre, notre petit désert et, sur les quatre-vingt-seize quarts d’heure que compte une journée, en accorder un ou deux au Seigneur, pour l’écouter et le suivre.