Le mystère de Jésus – voûtes de la cathédrale

  • Anne et Joachim

    La dixième travée à partir des orgues met en valeur ceux qui accompagnèrent l’enfance du Christ. Les parents de la Vierge Marie y sont signalés par leur nom : SANCTA / ANNA et S. JOVA/CHIM.

  • Jean-Baptiste

    À la 2e travée après le Christ en gloire, côté sud, Jean-Baptiste figure en prophète du désert, barbu, chevelu, pieds nus, vêtu d’une peau de bête et d’un manteau marron. Sur son bras gauche, il porte son attribut traditionnel, un agneau à la tête auréolée d’or.

  • Joseph

    Saint Joseph, époux de la Vierge Marie et père adoptif de Jésus est représenté dans la travée du couronnement de la Vierge, côté nord, d’après les sources des évangiles apocryphes.

  • Marie : l’Annonciation et le couronnement de la Vierge

    Les scènes peintes en l’honneur de la Vierge Marie illustrent parfaitement les antiennes composées pour la Vierge, en particulier celles où Marie est honorée des titres de Reine des cieux et Souveraine des anges.

  • Fête de la présentation de Jésus au Temple

    Dans l’Évangile selon saint Luc, peu après la naissance de Jésus est narrée la Présentation au Temple, dans le respect le plus strict de la Loi de Moïse. C’est alors qu’un homme, Siméon, puis une vieille femme, Anne, reconnaissent le Sauveur dans cet enfant.

  • La Transfiguration

    Peu avant sa dernière montée vers Jérusalem, Jésus est transfiguré en présence des trois apôtres Pierre, Jacques et Jean.

  • Jésus ressuscité apparaît au Cénacle

    Jésus ressuscité apparaît au Cénacle : dans la 4e travée depuis les orgues qui surplombe le milieu de l’assemblée actuelle des fidèles, cette scène de théophanie est associée à l’épisode de la Transfiguration qui s’est déroulée au cours de la vie publique du Christ. Dans l’Évangile selon saint Jean, l’apparition au Cénacle est narrée au chapitre […]

  • Le Christ glorieux, dit « Christ de la Parousie »

    À la verticale de l’autel du grand chœur, au centre de l’abside, le Christ de la Parousie trône au centre d’un champ d’azur. Revêtu d’une robe rouge et d’un manteau bleu, il bénit de la main droite. Il est compris dans une mandorle à fond doré, rayonnante et bordée d’une rangée de douze séraphins pourvus […]

  • Jésus Sauveur et Prince de la Paix

    Dans la 5e travée à partir des orgues, des anges présentent deux soleils d’or sur fond rouge : l’un d’eux est le monogramme IHS, l’autre est le mot PAX. Au cœur de l’hiver, les chrétiens fêtent la naissance de Jésus, lumière du monde, Messie annoncé par les prophètes. IHS est l’abréviation de Iesus Hominum Salvator, expression […]

  • Le Pélican

    Le pélican nourrissant ses petits est peint sur la voûte dans la 8e travée à partir des orgues, côté nord ; il prend place au-dessous de saint Tiburce, beau-frère de sainte Cécile. Le pélican est symbole chrétien. En effet, il nourrit ses petits en dégorgeant les poissons emmagasinés dans une poche extensible qu’il vide en pressant […]

  • Le mystère de la sainte Trinité et saint Augustin

    Saint Augustin est représenté sur un voûtain de la 7e travée (en partant des orgues) ; il est mis en parallèle avec saint Paul peint au moment de sa conversion. Tous deux entourent la Théologie et sont peints dans un médaillon. Augustin est assis, avec chape dorée et mitre sur la tête, un livre appuyé sur […]

  • La croix du chapitre

    Vers la fin du XIIIe siècle le chapitre cathédral (ensemble des chanoines de la cathédrale) prend comme blason un reliquaire en forme de croix de l’époque mérovingienne. Photo Emmanuel Quidarré C’est sur une croix, instrument de supplice sur lequel on attachait ou clouait les condamnés à mort dans l’antiquité, que mourut Jésus. Le Christ est donc […]

  • Les vierges sages et les vierges folles

    Cette parabole qu’on lit de l’Evangile de saint Mathieu est associée au Jugement dernier. Les cinq vierges folles symbolisent ceux qui laissent s’éteindre en eux la flamme de l’amour. Les cinq vierges sages donnent l’image de la perfection de l’amour qui veille : elles sont tournées vers Dieu, dans l’attente de leur époux Jésus Christ.

La voûte de la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi est la plus vaste surface peinte au monde (100×20 m), sur commande de Louis II d’Amboise par des peintres italiens entre 1509 et 1512. Jamais restaurée, on n’en admire que plus le coloris éclatant.

« Toutes les représentations de la voûte s’articulent autour du Christ lumière du monde. ceux qui sont de l’ancienne Alliance et n’ont reçu qu’une partie de la révélation (patriarches, prophètes, justes…) sont des silhouettes grises sur fond bleu et se trouvent dans la partie centrale de la voûte.

Sur les côtés de la voûte, éclairés par les ouvertures des vitraux, sont disposés ceux qui sont éclairés directement par le Christ : les apôtres, le cortège des saintes et des saints, sainte Cécile…. Aussi portent-ils des vêtements colorés. Entre les arabesques des triangles de la voûte, les anges se joignent aux élus pour chanter la louange de Dieu.

Autour du Christ de la Parousie, aux retombées de la voûte, sont peints les Apôtres et la Vierge : ils symbolisent l’Église, puisque l’Esprit Saint leur est donné lorsqu’ils sont réunis en prière au jour de la Pentecôte. Dans une mandorle dorée, ils entourent le Christ lumière du monde. Les peintres italiens affirment ainsi que l’Église est, de par la volonté divine, le lieu privilégié de l’Alliance, que sa mission est de conduire les hommes vers le Salut, vers le Royaume de Dieu. »